Libre soumise

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Proposée le 2/10/2010 par Pandoramie

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Il venait ouvrir en silence dès que j'avais sonné à la porte, déposait un léger baiser sur mes lèvres et mon manteau sur un dossier en m'invitant d'un regard à prendre place debout, jambes écartées au milieu de la pièce. Dès cet instant les premiers frissons m'envahissaient. Il se plaçait ensuite derrière moi pour nouer le foulard autour de mes yeux et commencer à m'inspecter d'une main légère : il retroussait ma jupe, passait un doigt dans mon sexe déjà humide.
- Salope, tu es déjà trempée !
Il retirait lentement mes vêtements, embrassait mes seins avant d'y accrocher doucement les pinces reliées par une chaîne. Je sentais le picotement vif de la morsure sur chaque mamelon. Elle se calmait doucement, se réactivant à chaque mouvement me faisant mouiller un peu plus. Sa main redressait délicatement mes cheveux pour placer correctement le collier de son choix. J'avais souvent un mouvement arrière de la tête l'invitant à poursuivre une caresse qu'il ne donnait pas. Il cernait ensuite mes poignets de bracelets en métal ou en cuir et les relevait en les fixant à l'anneau du collier avec un mousqueton, ou les liait devant ou derrière moi suivant l'humeur. Je reconnaissais le bruit caractéristique de la laisse métallique qu'il fixait enfin au collier ou à la chaîne des seins. J'aimais sentir la tension sur mon cou ou ma poitrine qui m'intimait l'ordre de le suivre, telle une chienne, pour rejoindre la chambre en haut de l'escalier. Peu de mots entre nous. J'étais docile : il suffisait d'un simple geste sur la laisse pour que je m'agenouille, me place en levrette ou sur le dos, Sur le lit ou au sol. J'aimais particulièrement ce moment où agenouillée il me présentait son sexe à sucer. Nous commencions souvent par ce rituel qui m'excitait terriblement, j'imaginais des spectateurs silencieux qui offriraient leur queue à la suite de celle de mon époux, créant la surprise?
Nous avions pris l'habitude de préparer nos séances pendant la semaine en échangeant des courriels réguliers. Suivant le scénario que nous avions fixé, il m'écartelait sur le lit avec des barres métalliques, des chaînes, des bracelets de poignets et chevilles ou des liens de cordes ou tissus dans des positions plus indécentes les unes que les autres. Je l'invitais à poursuivre :
- Oui, je suis une salope, regarde comme cela m'excite. Je suis toute mouillée.
Ainsi neutralisée, je pouvais me fantasmer prise d'assaut par plusieurs hommes, désir de pluralité qui était conforté lorsqu'il décidait de jouer avec les godes. Contrainte à la jouissance avec ces pénétrations multiples.
- Baise-moi !
Mon corps tendu l'appelait de ses vibrations. Il retardait au maximum le moment de répondre à ma demande. Lorsqu'enfin je sentais sa queue s'engouffrer en moi, ses allées et venues m'arrachaient gémissements et cris de plaisirs. Il me détachait une fois qu'il estimait que j'avais pris suffisamment de plaisir et me prenait plus doucement pour me faire jouir de nouveau. À la paresseuse ! Il affectionnait cette position où j'étais allongée sur le dos, jambes relevées sur son flanc, lui sur le côté me pénétrant ainsi, tranquillement et progressivement, laissant monter les sensations qu'il maîtrisait parfaitement.
Plus de vingt ans de vie commune.
Nous nous connaissions par c'ur et nos jeux érotiques de plus en plus rares avaient perdu de leur saveur. Il ne me désirait plus. Lorsque je suis allée exercer ma libido ailleurs, il n'a pas supporté et m'a quittée.

Après avoir décidé d'assumer ma vie sexuelle librement, il était clair pour moi que je ne retournerai pas vers quelque relation de soumission que ce soit. Désir profond de tourner la page. C'est alors que j'ai rencontré Thierry qui m'a réconciliée petit à petit avec les jeux yeux bandés pour me faire découvrir une autre forme de domination : ludique, sensuelle et jouissive.
Thierry est un amant singulier. Parmi le nombre de rencontres que j'ai pu faire, il a su s'imposer en amant régulier ; par sa présence certes, mais surtout par sa constance à me faire jouir avec une intensité rare et une imagination m'étonnant à chaque rencontre.
Aujourd'hui, je dois le rejoindre au sex-shop pour lui faire le compte-rendu en public d'une séance que je me suis offerte pendant les vacances chez un « Maître-fesseur ». J'ai suivi à la lettre ses instructions.
Je ne l'aperçois pas tout de suite sur le trottoir en garant ma voiture. C'est en revenant déposer le ticket du parcmètre derrière mon pare-brise que je le reconnais faisant les cent pas devant la boutique voisine. J'ai encore un petit détail à régler avant de le rejoindre : je prends dans mon sac un rosebud bien lourd et me contorsionne sur le siège conducteur pour le faire pénétrer sans être accusée d'attentat à la pudeur. Le métal froid glisse sans difficulté dans mon petit trou provoquant un léger spasme de plaisir dans mon bas ventre. Je ferme la voiture et traverse la rue, souriante, l'air détendu. Il m'ouvre les bras, dépose un petit baiser sur mes lèvres et m'entraîne à l'intérieur. En bas de l'escalier, il s'arrête et prend le temps de regarder ma tenue, descend la fermeture de ma gabardine, heureux de voir ma peau dénudée. Nous montons main dans la main. Je confie mon sac à la patronne qui trône derrière son comptoir.
- Vous allez dans la grande salle ?
- Oui.
Le sas n'est pas encore passé, il serre un peu plus fort ma main :
- Tu es drôlement tendue dis-moi !
- Oui, j'ai la bouche comme du carton.
Il m'attire dans une petite salle très sombre, me prend dans ses bras. Je ne vois que ses yeux qui brillent pendant qu'il me parle à l'oreille à voix basse, me donne les instructions pour ce qui va suivre, tel le metteur en scène avec son actrice. Sa voix me berce. Il ponctue ses phrases de doux baisers, de caresses que je rends avec douceur. Mon corps est collé au sien. Les frissons commencent. Je sens son sexe durcir contre mon pubis. Je m'y frotte. Mes lèvres ne quittent pas les siennes : pour suivre ses mots, pour recevoir ses baisers, pour déposer les miens. Sa douceur contraste avec le contenu de ses propos. Il trace un rectangle autour de mes yeux :
- Je veux voir écrit « salope » là. Je veux que tous les hommes qui sont ici le voient. Ils sont timides et peu bavards, tu devras faire le premier pas, être polie. Je veux que tu les regardes droit dans les yeux et que tu leur dises bonjour, qu'ils soient confiants quant à la raison de ta présence. Il faut qu'ils comprennent par ton attitude que tu es là pour te faire baiser, mais que l'initiative vienne d'eux. Ensuite tu devras juste te comporter comme il se doit pour une bonne salope, et les laisser faire. Tu es ici pour être à leur entière disposition.

Je comprends ce qu'il attend de moi : un jeu tout en finesse. Je commence à me demander comment je vais faire. Je n'ai pas de références hors stéréotypes dans le domaine, nous sommes plutôt dans la caricature en règle générale, les femmes ainsi présentées donnent en général plus dans la vulgarité que la délicatesse. Il est exigeant. Cela ne me surprend pas, il a toujours placé la barre haut? Avec douceur et détermination. Ces surprenantes consignes sont à son image. Mon c'ur bat la chamade mais je me détends. Il est tellement tendre. Présent. Mon regard ne quitte pas le sien. Nos sourires se répondent. Nos corps se cherchent, se désirent. Clairement.
La lumière s'allume brutalement. Le patron :
- Ce n'est pas la grande salle ici !
- Je sais, mais j'ai juste quelques consignes à passer avant ! répond mon amant sans se départir de son calme.

Il ne me lâche pas. À tous les instants je le sentirai présent à mes côtés. Il se détache de moi, me regarde de pied en cape, replace l'étoffe de mon décolleté sur le bout des seins qu'il avait dégagés pour les caresser, relève ma robe pour laisser apparaître mes fesses alors que je l'avais tirée sur mes cuisses pour les cacher, vérifie que le bijou anal est bien placé, dépose un léger baiser sur le collier couvrant mon cou pour me rappeler que je lui suis soumise? Une légère claque sur la fesse et c'est parti ! Il se place derrière moi tout en gardant ma main dans la sienne.
- Tu es très belle ! souffle-il.
Cela me donne du courage.
- Bonjour. Nous aimerions utiliser la salle principale pour parfaire l'initiation de madame, est-ce qu'on vous dérange ?
Les réponses sont globalement timides, mais lorsque les mots ne sortent pas, les regards eux sont limpides. Je suis dévorée du regard. Deux clients n'en reviennent visiblement pas, les yeux tout ronds, la bouche ouverte, je ne les entendrai pas.
- Merci. Je vous présente Catherine. Est-ce que sa tenue vous plait ?
Tel Monsieur loyal, Thierry m'invite à parader au milieu de la piste, faisant participer les spectateurs. Doucement les échanges commencent. L'accueil chaleureux et respectueux des hommes présents me donne envie de leur offrir un joli spectacle, de leur faire partager notre plaisir d'être ici, de leur en donner?
- Elle a quelque chose en dessous ?
- Ha, voici une question intéressante qui mérite une récompense. Catherine, que dirais-tu de te rapprocher de ce monsieur pour qu'il puisse chercher de lui-même la réponse et la donner aux autres.
Il m'accompagne de la main et je me place devant l'inconnu, les jambes légèrement écartées.
- Elle est nue?. Et elle a un rosebud.
- Je ne suis pas sûr que tout le monde ait entendu. Tu as quoi Catherine ?
- Il a dit que j'avais un rosebud !
- Exact, à ma demande madame est venu jusqu'ici avec un rosebud enfoncé dans son petit cul.
Cette séance marque pour nous l'officialisation de notre lien de maître à soumise. Je dois faire mes preuves. Ce n'est qu'une première étape. Il ne correspond pas au stéréotype du maître sévère, humiliant, distant. Il est lui, tel que je le connais, tel qu'il m'a séduite tout en douceur, tact et intelligence... très joueur aussi ! Il s'appuie sur notre complicité pour me faire aller plus loin, en toute confiance.
Il se colle contre moi pour m'embrasser et en profite pour lentement relever ma robe sur mes hanches, dévoiler aux yeux de tous le fameux rosebud. Il reste quelques instants ainsi à me caresser, pour que chacun puisse se représenter mon cul dilaté, et doucement il retire la pièce métallique. D'une main tendue, il la montre en entier pendant que de l'autre, d'un simple geste, il m'installe en levrette au milieu de la pièce, me présente son sexe.
- Raconte à ces messieurs, la raison de notre visite. Prends ton temps et articule !
Mes lèvres enserrent son pénis déjà bien raide. Ma langue l'enveloppe et j'avance doucement. Le fourreau s'est adapté à l'épée. Je reviens. À chaque respiration, j'ajoute une phrase. Nous poursuivons ainsi notre discussion.
- Comme j'étais seule pendant mes vacances, j'ai pris rendez-vous avec un maître dans un club breton afin qu'il teste mes capacités de soumise et m'offre aux hommes présents. Je l'ai fait de ma propre initiative. Je voulais savoir où j'en étais avec mes fantasmes de soumission hard, savoir si je pouvais me soumettre à n'importe qui et en tirer plaisir.
Je l'enfourne complètement. Quelques va-et-vient et il pénètre plus profondément dans ma gorge. Je salive.
- J'avais placé dans un petit sac les jouets de mon choix : deux godes (un anal et un vaginal), un vibro, un plug anal, un flacon de gel, un bandeau et m'étais habillée en secrétaire bcbg comme il me l'avait demandé.
Je pose ma langue sur son méat. Quelques gouttes perlent que je savoure avec délectation. Je tire le prépuce au maximum vers moi et joue avec son gland au travers de sa protection naturelle. Je le sens durcir un peu plus entre mes lèvres.
- À mon arrivée il m'a accompagnée aux toilettes. Cela a été difficile de faire pipi devant lui, mais j'ai réussi. Il m'a ensuite emmenée dans une chambre pour que je lui présente mes jouets. J'en ai profité pour préciser que je lui demandais de ne pas pratiquer de dilatation extrême pour que je continue à prendre autant de plaisir avec ta queue.
Lorsque je le reprends en bouche, son sexe a de légers soubresauts. Je l'avale fougueusement et l'enserre de plus en plus.
- Des hommes ont assisté ?
- Nous étions seuls dans la chambre, mais je sais qu'ils ne rataient pas le spectacle derrière la vitre sans tain. Il m'a demandé de retrousser ma jupe et m'a inspectée avec sévérité. Il n'a pas souri une seule fois de la séance, s'adressant avec moi de façon grossière, m'insultant régulièrement en demandant mon approbation. Ce que j'ai fait sans difficulté comme on récite une leçon. Ensuite, il m'a administré une fessée en me plaçant sur ses genoux. Je comptais les coups à haute voix. Il y en a eu quarante.
Son gland frotte mon palais, ma langue tourne autour puis je l'aspire plus fort encore. Plus profond.
- Quarante : nous avons affaire à une soumise de qualité ! Et tu as aimé ?
- Non, pas franchement. En fait, je n'ai vraiment pris du plaisir qu'avec le dernier homme entré dans la chambre qui m'a caressée avant toute pénétration. J'ai beaucoup joui avec lui? et le maître qui m'a prise en même temps. La plus grande jouissance était lorsque le maître baisait ma bouche pendant que le jeune homme me prenait par derrière.
Cette fois c'est lui qui pratique le va-et-vient en maintenant ma tête pour que je le garde au fond de ma gorge. Ma poitrine est aussi tendue que son sexe. Il m'accorde une respiration.
- Vous entendez messieurs, elle n'aime pas qu'on lui fasse mal. Pas de coup, pas de tape, pas de violence. Tout en douceur ! Combien d'hommes t'ont pénétrée ?
- Je ne sais pas. Je n'ai pas compté. Je me souviens que les premiers ont joui rapidement : l'un dans ma bouche, l'autre en me pénétrant juste après une fellation. Le maître m'a imposé une dernière fellation dans les toilettes et a arrosé mon visage de son sperme.
Sa main reprend le mouvement. Ma gorge s'ouvre pour l'avaler encore plus encore. Des spasmes envahissent mon bas-ventre.
- Tu as trouvé ce que tu cherchais ?
- J'ai été déçue de ne pas éprouver la même excitation que lorsque j'y pense. Ce genre de pratique doit rester pour moi de l'ordre du fantasme? et puis, je me suis aperçue que je n'avais aucune complicité avec cet homme. Mon désir est de partager ces moments avec toi. Pas avec quelqu'un d'autre !
Il relâche la pression et je termine par un doux baiser. Ce dialogue avec sa queue est extraordinaire. Je ne l'avais jamais sentie aussi réactive, expressive.
Il quitte ma bouche et passe derrière moi.
- Je vais lui offrir ma queue, ensuite, vous pourrez venir vous servir. L'avantage de cette position, c'est qu'elle ne sait pas qui la pénètre. Me reconnaîtra-t-elle ?
Il me pénètre alors et en deux temps trois mouvements, je sens les frissons envahir tout mon être et mes gémissements couvrent ceux de la vidéo qui continue à déverser ses images sur le grand écran. Petit à petit, les spectateurs deviennent acteurs pour une pénétration ou une fellation qui se révèle à chaque fois fructueuse. Thierry peut être rassuré, mon vagin reconnaît son pénis dès son entrée, il ne s'y trompe pas et se contracte pour me procurer des spasmes de plaisirs plus délicieux les uns que les autres !
Ensuite, c'est indéniablement le quidam du canapé qui a gagné. D'abord de face, il m'invite à m'installer. Je m'empale sans difficulté et les va-et-vient commencent. Nous avons alterné, parfois lui, parfois moi jusqu'à ce que je prenne le dessus. Jusqu'à ce que ma jouissance prenne le dessus. Le plaisir est monté, s'est installé et s'est décliné dans des superbes camaïeux. J'ai peu à peu perdu le contrôle. Je me souviens de son crâne chauve. Au plus fort de mon plaisir, je me suis blottie dans son cou, l'ai inondé de ma bave entre deux gémissements. Feulements seraient peut-être plus précis ! Je me souviens de Thierry derrière moi, ses doigts flattant ma rose. Je me suis dit que sa tâche était bien ingrate je n'étais pas franchement docile, du genre vraie chienne en furie. J'avais écrit « chatte en chaleur » mais l'image ne convient pas, parce que justement, la chatte est tout ce qu'il y a de docile immobile l'arrière train relevé lorsqu'elle est en chaleur? S'offrant avec une indécence incroyable comme je l'ai fait en début de séance, à sa demande? Et pour mon grand plaisir !
Je pense que j'ai apporté beaucoup de plaisir à ce jeune glabre qui m'a proposé de me retourner. En m'empalant, cette fois face à mon amant, je me suis rappelé la salle SM du club où j'ai rencontré le maître et le siège de bar avec gode intégré où il m'avait demandé de m'asseoir deux jours plus tôt. Y'a pas photo : un gode ne remplace pas une vraie queue ! J'en ai fait la remarque à haute voix. C'était la règle du jeu' Et puis tout est encore allé très vite, je ne sais d'ailleurs même plus si c'était une sodomie ou une pénétration classique mais je me rappelle la nouvelle montée du plaisir décuplée par la présence de Thierry, le contact de sa peau, son odeur, sa rondeur, sa douceur? Je crois que c'est le moment où j'ai pris conscience qu'il était nu au milieu de ces hommes habillés. Aussi nu que moi. Même plus ! Une conscience plus sensorielle qu'intellectuelle. Je pose ma tête contre sa poitrine, ses mains me cajolent, je m'accroche à lui comme un noyé à sa bouée. Je me rappelle la sensation de mes mains descendant le long de sa taille, ses hanches, prenant appui sur lui pour mieux aller vers ma jouissance, sûre que les vagues qui m'ont alors envahies se sont répercutées dans son corps. Et je ne l'ai pas quitté des yeux. Pour la première fois, j'arrive à jouir en me baignant dans son regard. « Comme tu es beau ! » ce sont les mots que je retiens juste avant qu'ils ne sortent. Il les a vus' il m'incite à les dire. Je ne crois pas les avoir livrés à tous. Mais je n'en suis pas bien sûre. J'ai du mal à assumer cette jouissance intense sous ses yeux. Une jouissance aussi puissante que celles qu'il m'offre parfois' C'est la queue d'un autre qui en est l'artisan, mais c'est parce qu'il a ?uvré pour la faire exister qu'elle est aussi intense. J'ai dû crier comme une folle à en perdre le souffle? Mon regard accroché au sien, sentiment de plénitude, de ne faire qu'un avec lui? Quel paradoxe !
Le bonheur.
Profond.
Il a proposé un break. Oh oui. Le retrouver, lui.
Le jeune homme qui faisait office de « gode à pattes » semblait un peu désorienté. Il aurait bien continué, mais nous voulions prendre le temps de redescendre ensemble. Doux moment en tête à tête à nous embrasser, nous dire les moments préférés « à chaud », nous faire la réflexion des jolies rencontres'. Je m'habille en civil, il assiste à la métamorphose? Je lui fais la réflexion qu'il ne m'a jamais vue autrement qu'en salope.
- Si la première fois : tu étais en maîtresse d'école !
Je me rappelle, effectivement. Je ne lui dis pas le changement depuis cette date : dix kilos en moins, une garde robe reconstituée dans un autre style. Inutile de le dire, son regard est là !
Petites caresses toutes douces qui réveillent mon intimité? Je ne m'en lasse pas ! Dès que sa main se pose sur moi, je vibre, ma respiration s'accélère, je me pâme, toujours prête à m'offrir. Nous regagnons nos voitures. Mes jambes flageolent dans l'escalier. Je suis très émue. Il s'éloigne, je vais prendre un café dans un bistrot, je savoure.
Je n'ai pas fini de savourer !
Je suis prête...

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