l'anniversaire de Tim - Chap I

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Proposée le 28/02/2010 par Lepage

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l'anniversaire de Tim


Mon Cher Paul,

Tu as demandé à plusieurs d'entre nous de te décrire nos « première fois » sans détour afin d'en faire un recueil collectif de nouvelles érotiques, et voici donc ma modeste contribution.

Arrivé à la veille de mon 15ème anniversaire, je me désolais d'être encore puceau. Je n'étais pas affreux, loin de là. En toute honnêteté, j'étais bien bâti et musclé car je pratiquais assidument la marche et la natation surtout. j'avais eu plusieurs aventures fort excitantes, mais aucune de ces demoiselles n'avait voulu franchir le pas en ma compagnie.

j'avais même eu une séance de flirt assez poussé avec l'une d'entre elle, Annie, fort bien faite au demeurant, mais, au bout d'une demi-heure de plus en plus torride, la rouée avait repoussé ma main alors que je la remontais le long de sa cuisse sous sa jupette, parvenant au contact de la bordure en dentelles de sa culotte. Elle m'avait quitté brusquement sur un sourire narquois, me laissant me débrouiller tout seul avec une colossale érection.

Je dois te préciser que j'étais précoce, passionné par le sexe et particulièrement bien pourvu par la nature. Peut-être mes jeunes amies avaient-elles perçu mon attribut en plein développement collé contre leur ventre à l'occasion d'un baiser ou d'un slow et s'en étaient-elles effrayées ? Je n'en savais rien, car faute d'en avoir vu d'autres, j'ignorais encore que les dimensions de mon membre érigé frisaient l'exception à mon âge.

Après être sorti avec deux autres filles sans plus de résultat, j'en étais arrivé à renoncer à draguer. Je préférai attendre que le temps fasse son effet, que je grandisse, et mes partenaires potentielles aussi.

Je voulais autre chose que des mimis mouillés et des étreintes de mains moites dans une salle de cinéma, sans même profiter du film tant la présence odorante de la fille à côté de moi m'obsédait.

Je ne supportais plus cette frustration douloureuse qui consistait à bander durement pendant tout un après-midi en caressant une joue douce et des cheveux de soie, en parlant de la pluie et du beau temps, sans même avoir la possibilité de m'égarer ailleurs, sur ces territoires interdits, ces seins, ces cuisses, et ce triangle maudit.

Mon poing me seyait mieux. Il ne me faisait jamais défaut. Certes, il ne me disait pas des mots doux, il n'avait pas les yeux bleus ni l'haleine parfumée à la violette, mais en fermant les yeux, il me permettait de tenter d'imaginer ce que je ne connaissais que par des livres et des magazines, de tenter de répondre à une question lancinante, bon sang, qu'est-ce que ça doit faire de rentrer là, dans le triangle ? Est-il vrai qu'elles soupirent, qu'elles gémissent ou même qu'elles crient à ce moment-là ? Que ce devait être étrange?

Mes fantasmes me suffisaient donc, mon Cher Paul. Ils ne me faisaient pas bander aussi fort que l'avait fait Annie, mon record à ce jour, et mes éjaculations au creux de mon poing étaient beaucoup plus modestes qu'à la suite de la séance où elle m'avait refusé tout accès avancé à son corps, mais la vie était belle pourtant.

j'étais patient, je pouvais attendre. Je rêvais d'un dépucelage grandiose au cours d'une nuit d'amour où je m'efforcerais de mettre en ?uvre pleinement ce que m'avait offert la nature afin de compenser mon inexpérience et de faire jouir totalement celle qui partagerait mon lit.

Dans l'intervalle, je m'étais jeté dans mes études, cela m'aidait à oublier ma vie de moine, et avait bien réussi.

A la veille de mes 15 ans, en ce début de mois de septembre au soleil sans faille de Marseille, j'avais fait une bonne année scolaire, j'attendais la rentrée, et je poursuivais mes cours d'orgue au Conservatoire, préparant le premier prix pour dans un an ou deux.
Mes parents étaient contents de mes progrès et afin de m'en féliciter, ils avaient fait aménager un ancien atelier au rez-de-chaussée de notre villa, en faisant un petit studio doté d'une minuscule salle de bain, mais qui me rendait indépendant. Ils habitaient au-dessus, et ma mère avait transformé ma chambre très claire de petit garçon en studio de peinture, son rêve depuis longtemps. j'aimais beaucoup ses aquarelles, des paysages de Provence qu'elle peignait d'après des cartes postales ou des photos qu'elle avait prises avec un antique appareil Kodak.

Mon père était chirurgien, il partait tôt et rentrait tard, souvent épuisé par des opérations interminables, mais il était parvenu à être attentif à moi tout au long de ma jeunesse, et à me communiquer ma passion pour son métier. j'avais hâte de réussir au bac et m'inscrire à la Faculté de Médecine. Si tout allait bien, j'aurais mon bac à 17 ans.

Et qui sait, peut-être les étudiantes, dans deux ou trois ans, seraient-elles plus libérées que mes ex-copines lycéennes, peut-être l'une d'elle, évidemment grande, mince, aux jambes interminables, aux long cheveux blonds et aux yeux d'outremer accepterait-elle que je l'entraîne jusqu'à mon studio et mon petit lit qui nous tiendrait bien à l'étroit tandis qu'elle m'initierait à ses mystères ?

Cette seule perspective me faisait bander irrépressiblement, et le manque revenait me tourmenter avant que je ne l'expulse.

Je me souviens de l'angoisse que m'avaient données mes premières masturbations, que j'avais tentées très jeune quand un copain m'avait expliqué comment m'y prendre. j'étais assez naïf à l'époque, je dois le dire, mon Cher Paul. Crois-moi si tu veux, mais je n'aurais jamais pensé de moi-même à me servir de mon poing ainsi.

Mais étais-je bien normal ? Je ne pouvais m'empêcher désormais de faire cela tous les soirs dans la nuit de ma chambre, et même deux ou trois fois par jour, planqué dans les toilettes, alors que cela ne m'aurait même pas effleuré l'esprit avant ? n'allais-je pas me rendre malade à force d'expulser cette étrange substance, d'abord comme de l'eau très claire, et puis de plus en plus abondante et dense ensuite ?

Je m'étais finalement ouvert de mes craintes à mon père, en qui j'avais toute confiance. Il m'a pleinement rassuré. Je me souviens de son rire : « Mais non, c'est tout à fait normal, je vais t?expliquer? ». Il le fit en mots simples. Il m'expliqua les hormones, la puberté, ce que mon corps devenait, et pourquoi mon sexe qui ne m'avait jusqu'ici servi qu'à faire pipi prenait une autre fonction, tout aussi exigeante, pourquoi il se dressait sans que je ne le veuille, se durcissait à ma grande honte alors que j'étais en maillot sur la plage et qu'une fille passait, m'obligeant à rouler précipitamment sur le ventre.

Je me livrais donc à ma nouvelle passion sans complexe. Ce devint presque une addiction. c'était si bon' Si détendant? Et sans danger. j'aimais sentir ma verge se durcir dans ma main tout en évoquant, les yeux fermés, l'image d'Annie ou d'une autre, ce qui se cachait sous leurs petits pulls et leurs jeans moulants.

j'aimais sentir ma verge s'affoler à l'ultime moment, devenant ligneuse, percevoir les jets pressés la remonter avant de jaillir tandis que je me tortillais en me mordant les lèvres si l'on pouvait m'entendre ou en hurlant à pleins poumons si j'étais seul.

Bien sûr, ce devait être bien meilleur « pour de vrai », plongé jusqu'à l'âme au creux du triangle, ou peut-être coincé entre de douces lèvres bien serrées, balloté par une langue agile, j'avais lu aussi que cela se faisait? Si seulement elle voulait. j'imaginais qu'Annie me faisait cette « pipe », mais je n'osais même pas prononcer ce mot dans ma tête. Ma main courait sous ses dentelles, franchissait la frontière interdite. Elle saisissait mon Accentuée et l'avalait d'un trait, en respirant très fort du nez car elle était enrhumée et fébrile. Je sais, Cher Paul, Les fantasmes sont parfois stupides.

Mais vois-tu, j'avais tout faux, ce ne fut pas Annie, ni même une étudiante délurée de première année de médecine qui me donna mon premier orgasme au lieu de mes ersatz tristement manuels. Ce fut une femme, une belle, une vraie. Marie.
(A suivre)