Chez le chausseur

Histoire-Erotique.org lutte contre le plagiat pour protéger les oeuvres littéraires de nos auteurs.

Cette page est destinée à être consultée en ligne et ne peut pas être imprimée ou copiée.

© Copyright : Ce récit comme tous les autres sont protégés par le Code de Propriété Intellectuelle. Un nombre important d'auteurs nous ont donné l'exclusivité totale de leurs textes.

Proposée le 5/09/2008 par Bolo_CxRousse

ATTENTION : © Copyright HISTOIRE PROTÉGÉE PAR LE CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Les aventures de Mélusine sont une série de petites histoires orientées essentiellement sur le fétichisme et/ou l'exhibitionnisme soft. Elles n'ont pour prétention que de divertir le lecteur sans toujours tenir compte de la réalité. N'est-ce pas là le propre du fantasme ?


La fée Mélusine


Chez le chausseur

Jean-Pierre était en train de fermer les grilles du magasin de chaussures de luxe dont il était responsable quand une cliente fit son entrée au dernier moment. La seule réaction de Jean-Pierre fut le mutisme le plus total. La femme qui attendait debout au milieu de la boutique était extraordinairement belle et désirable. Jean-Pierre finit par reprendre ses esprits devant la belle jeune femme qui affichait un regard mi-amusé mi-indulgent.

« Bonsoir Madame. Je m'appelle Jean-Pierre à votre service. Que puis-je faire pour vous ? » Demanda-t'il en s'étonnant de prononcer ces mots alors qu'il n'accueillait jamais ses riches clientes de la sorte. »

« Je voudrais une paire de chaussures, Jean-Pierre. » Lui répondit sobrement la belle femme.

Jean-Pierre invita sa belle cliente à s'asseoir puis, il commença à lui demander de préciser un peu mieux sa demande.

« Je voudrais que vous choisissiez la paire de chaussures qui vous semblera idéale pour mes adorables petits pieds. » Lui répondit-elle en tendant une jambe bronzée en direction du vendeur.

« Je vais essayer de vous trouver cela. Vous-êtes-vous fixé un budget ? » Demanda t'il en retirant l'escarpin pointu au talon vertigineux.

« Non ! Seul le résultat compte pour moi. »

Jean-Pierre avait les yeux fixés sur les deux plus adorables pieds qu'il a eu l'occasion de voir dans toute sa carrière de chausseur. Un délicieux parfum émanait des deux joyaux de chair qui se trouvaient à quelques centimètres de son visage médusé. Une sorte de besoin intense de sucer ces pieds envahit Jean-Pierre qui résista du mieux qu'il pouvait mais cela s'apparentait à un véritable supplice de tantale. Cette femme était irrésistiblement attirante et semblait posséder un corps irréprochable et un sourire envoûtant. Luttant impitoyablement contre son envie de couvrir ces adorables petits pieds de baisers passionnés, Jean-Pierre se leva et partit dans la réserve. Il revint avec trois boîtes de souliers en taille 36 et une érection de taille 20, qu'il lui était impossible de dissimuler sous son pantalon moulant !

« Voici trois paires de chaussures qui vous iront forcément à ravir, Madame. Je pense que de toutes façons, n'importe quel modèle paraîtra sublime s'il est porté par vous. » Dit-il en s'agenouillant devant sa belle cliente.

Le jeune femme ne répondit rien mais son charmant sourire semblait dire qu'elle n'en doutait pas un seul instant. Jean-Pierre déballa une paire de sandales rouges dont le talon dépassait les huit centimètres. Il glissa le petit pied délicat de sa cliente dans le soulier puis, admira quelques instants l'ensemble pendant qu'il bouclait la bride autour de la fine cheville. La femme se leva et regarda son pied puis, elle se rassit et demanda :

« Que pensez-vous de cette sandale sur mon pied, Jean-Pierre ? »

« Je pense que l'ensemble est tout à fait sublime, Madame ! » S'exclama-t'il, à peine surpris par la familiarité naturelle de sa cliente.

« Qu'avez-vous apporté d'autre, mon ami ?

Jean-Pierre extrait une paire de mules blanches à talons fins qui ne possédait en tout et pour tout qu'une fine bride croisant la chaussure à l'endroit de la naissance des orteils. Il déchaussa respectueusement sa belle cliente et inséra le plus beau pied du monde dans la mule. On aurait dit que la chaussure avait été dessinée pour ce pied de rêve. La bride suivait l'exacte ligne de la naissance des orteils et la semelle suivait précisément l'alignement de chacun d'eux. La femme fit tournoyer lentement son pied de façon à juger de l'effet que la mule avait sur elle. Elle tendit son autre pied pour que Jean-Pierre le chausse. La cliente se leva et fit quelques pas. Jean-pierre savait que ces chaussures n'étaient pas pratiques à porter et que la marche était gênée par le fait que la mule ne tenait pas au pied. A sa grande surprise sa cliente marchait sans montrer la moindre difficulté. La chaussure semblait faire corps avec le beau pied naturellement cambré. Lorsqu'elle se rassit, la jeune femme tendit de nouveau son pied pour que le vendeur lui enfile une paire d'escarpins uniquement ouverts sur l'arrière. Les chaussures était en soie de couleur jade et un joli motif de pierreries les ornaient sur le devant. La femme fit quelques pas puis se rassit.

« Excusez mon impudence Madame mais il me semble vous avoir déjà vu quelque part... Ne seriez-vous pas actrice ou chanteuse ? » Demanda-t'il contrit en la déchaussant de nouveau. »

« Je ne suis rien de cela, Jean-Pierre ! » S'exclama-t'elle en souriant de toutes ses dents immaculées. « Je n'ai jamais pu me résoudre à travailler. De toutes façons, les fées n'ont pas le temps de travailler ni le besoin non plus. » Ajouta t'elle de manière énigmatique.

« Quelle paire vous plaît le plus, Madame. » Demanda Jean-Pierre pour éluder cette conversation qui ne le mettait pas à l'aise.

« C'est à vous de me le dire, mon ami. Je vous l'ai demandé en arrivant. » Répondit-elle sans se départir de ce sourire enjôleur.

« Et bien, je trouve que les mules blanches vous vont à ravir. Elles ne dissimulent rien de la beauté céleste de vos pieds. Elles mettent en valeur la cambrure extraordinaire de votre voûte plantaire et semblent vous aller confortablement ; ce qui est rare avec ce genre de chaussures. » Répondit-il après un court instant de réflexion.

« Vous me semblez avoir entièrement raison, Jean-Pierre. Ces mules semblent avoir été conçues pour mes petits pieds de fée. Elles me semblent également très confortables. Je les prends ! » Conclut-elle.

« Permettez-moi de vous les offrir, Madame. » Déclara Jean-Pierre en glissant de nouveau les pieds de sa cliente dans les mules de luxe.

« Je ne voudrais pas... » Protesta la sublime créature.

« Considérez que cela sera un honneur pour moi d'offrir cette création exclusive à une femme aussi belle et désirable que vous. » Insista t'il.

« D'accord mais je ne voudrais pas vous paraître ingrate... Voudriez-vous sucer mes orteils délicieux pendant quelques instants en remerciement pour ce charmant cadeau ? » Demanda-t'elle le plus simplement du monde.

Le cœur de Jean-Pierre fit un bond tellement puissant dans sa poitrine qu'il crut qu'il allait avoir une crise cardiaque sur l'instant. Sans un mot, il ôta la mule de nouveau et s'empara du pied en le soutenant par le talon dont la peau était d'une extrême douceur. Il l'approcha lentement de son visage et le huma discrètement en fermant les yeux pour mieux savourer ses fragrances aphrodisiaques. Il entoura délicatement le gros orteils de ses lèvres et commença une lente succion de celui-ci, savourant la discrète succulence saline de la peau satinée. Il détecta même une saveur de miel sans pouvoir s'expliquer comment cela se pouvait. Il suça un à un chaque orteils pendant que la cliente attendait patiemment la fin de la séance. Elle tendit son autre pied pour qu'il lui rende le même hommage puis, se fit rechausser et quitta le magasin en saluant poliment le vendeur.

Jean-Pierre regarda la plus belle femme du monde quitter son magasin et héler une voiture de particulier qui passait dans la rue. Celle-ci s'arrêta et la jeune femme s'installa à l'arrière. Elle prononça quelques mots que Jean-Pierre ne pouvait entendre puis la voiture démarra et quitta la rue dans une direction inconnue.

De retour dans son magasin, Jean-Pierre découvrit l'ancienne paire d'escarpins de sa cliente. Il s'agenouilla et les baisa dévotement. Ce n'est que le lendemain matin que son employée le découvrit prosterné devant une paire de chaussures. Les yeux cernés et un sourire béat aux lèvres. La jeune vendeuse ne chercha pas à comprendre ce qu'elle avait vu et Jean-Pierre ne crut pas nécessaire de se justifier. Il emporta la paire d'escarpins chez lui et les contempla tous les soirs en songeant que ces chaussures avaient accueilli les plus adorables pieds de sa carrière. Il ne revit jamais l'adorable fée mais il lui suffisait de se rappeler qu'il avait rendu hommage à ses pieds divins pour que son coeur se mette à battre très fort.