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Une nuit parisienne

Proposée le 27/01/2012 par charline88
Le train qui ramène Michel de Lyon vers Paris est à l'arrêt. Une manifestation de qui ? Pourquoi ?
Enfin un groupe de personnes se trouvent sur les voies et ils ont réussi à faire stopper le TGV.
Michel jette un coup d'?il à sa montre et il sait déjà qu'il va rater sa correspondance à Paris-Gare de l'est, si le convoi n'est pas reparti dans les dix minutes qui viennent.
Rien de toute façon, ne sert de s'énerver, ça ne change rien et puis les autres passagers sont comme lui, ils ont tous un air résigné.
Le temps file vite et ce n'est qu'une heure plus tard que la police a dégagé les rails.
Michel a déjà compris que c'est foutu pour cette nuit.
Il va devoir se trouver un hôtel dans la capitale et attendre que demain, un autre train parte vers Nancy ou Epinal.
Mais bon, ce n'est grave en soi, sauf qu'il va falloir qu'il passe une soirée de plus loin de Claude.
Tiens, il faut qu'il lui téléphone dès qu'il sera à Paris, inutile qu'elle se fasse du mauvais sang pour rien.
Une semaine qu'il a quitté son nid de Gérardmer pour aller en colloque à Lyon et le retour perturbé va encore le priver d'une nuit de sa belle.
Elle lui manque. Toutes ses attentions, sa manière d'être là sans trop qu'on s'en rende compte, mais aussi sa façon de lui faire l'amour, cette envie qu'il a d'elle. Tout ceci lui pèse depuis un jour ou deux déjà.
Il ferme les yeux sur cette banquette confortable de la première classe SNCF et le bruit des roues le berce quelque peu.
Il va s'assoupir si ça continue, dans la douce chaleur de ce compartiment, wagon lancé à plus de deux cent à l'heure sur la route de Paris.
Il est plus de vingt deux heures quand le TGV entre enfin en gare dans la capitale. Michel saute dans un taxi, il a décidé que pour passer la nuit ici, autant le faire le plus près possible de sa gare de départ. Il sera vite en route demain.
Mais avant, il est allé voir les horaires et il sait que son retour ne débutera pas avant sept heure trente demain.
Belle nuit en perspective, puisqu'elle n'était pas au programme de ce jeudi soir.
Dans le taxi, il appelle Claude, lui explique la situation, et même si elle est déçue, elle ne laisse transparaitre de son humeur à son mari. Là encore, il ne servirait à rien de dire quoi que ce soit.
Le chauffeur de taxi dépose Michel devant l'hôtel « LITTLE », qui se situe au trois de la rue Pierre Chausson.
Et voila une chambre coquette sans vraiment être luxueuse, un endroit au calme pour une nuit.
Puis, c'est au restaurant que se rend le voyageur en attente, un petit diner sur le pouce, juste avant une bonne douche.
Prêt pour une nuit au sommeil réparateur, Michel se plonge un instant dans ses dossiers par ordinateur interposé. Belle invention que la WIFI et le miracle s'accomplit encore ce soir.
Il est bien tard quand Michel décide de fermer les yeux pour un repos amplement mérité. Il sonne la réception, demandant qu'on le réveille pour six heures et il se couche enfin.
La nuit est calme, paisible et le sommeil arrive très vite.
Combien de temps dort-il sans que rien ne vienne perturber ce repos ?
Dans la chambre, il lui semble soudain entendre comme des bruits insolites. Rêve-t-il ou est- ce la réalité ? Il ouvre les yeux dans ce noir intense et ses oreilles perçoivent bien d'étranges sons.
C'est comme une longue plainte, là juste derrière la mince cloison qui le sépare de la chambre voisine. De plus, en prêtant mieux une ouïe attentive, Michel comprend vite ce qui se passe derrière ce mur.
Les gémissements ne sont que de longs chapelets de petits râles poussés par une dame qui doit beaucoup aimer ce que son compagnon lui fait.
Elle roucoule comme une tourterelle au temps des amours.
Il a beau ne pas vouloir entendre, ses oreilles ne peuvent pas filtrer ces sons explicites. L'homme aussi pousse d'incroyables grognements qui sont en cadence avec les cris de cette femme.
Michel ne peut empêcher sa verge de se tendre. Une semaine qu'il n'a pas goûté aux fruits murs de Claude. Et voila le résultat. Quelques gloussements intempestifs d'une inconnue, derrière une cloison, sa bite s'anime des meilleures intentions du monde. Bien inutilement du reste, elle se tend vers un besoin de se vider qui ne peut être résolu dans l'immédiat.
Les craquements de la literie ne laissent plus planer aucun doute sur l'activité à laquelle se livrent ses voisins.
En tous cas, cette dame est plutôt expressive et son verbiage n'en finit plus de faire monter la queue du voyageur réveillé.
Il a beau se retourner, changer de position, se mettre l'oreiller sur la tête, rien n'y fait, les bruits sont de plus en plus conséquent.
Il les entend, comme s'il était au pied de leur lit et c'est assez frustrant.
Le sexe de Michel est à son zénith, il est même embarrassant de voir à quel point il a grandi, forci et qu'il reste ainsi en l'état.
Il ne va quand même pas appeler une pute, parce que ses voisins ont décidé de baiser, là, juste à côté.
Les bruits s'intensifient, s'amplifient, la nuit les porte comme pour le punir d'être là.
Tant pis, il écoute donc ce tandem qui apparemment prend son pied. Il imagine les positions de chacun des deux amants, il suppute qu'ils se caressent, qu'ils se sucent, qu'ils se lèchent et la dame semble apprécier hautement les prouesses de son compagnon de jeux.
Ensuite, les sons lui disent qu'elle se trouve fessée, les sons des claques sur le fessier sont si caractéristiques.
Elle rue, là se cognant au bois de la tête de lit, ce qui résonne dans tout l'étage. Et bien !! Il doit y avoir un paquet de mecs qui ont une trique d'enfer si l'hôtel est plein.
Au bout d'un quart d'heure, cela devient frustrant et Michel qui a aperçu dans le hall d'entrée un distributeur automatique de café se dit qu'après tout, il peut aller en chercher une tasse.
Il se rhabille, puis d'un pas calme et décidé, il se rend au rez de chaussée, à cette machine. La pièce d'un euro est avalée et le bruit de l'eau qui coule sur la poudre noire se fait entendre.
Là, un autre homme arrive vers la même machine. Il fait un clin d'?il complice au passager de la nuit et ils ont tous les deux un petit sourire.
Chacun dans leur coin, ils sirotent lentement ce café, qui n'a de café, finalement que le nom. Son seul mérite, c'est d'être chaud.
L'homme qui est arrivé après Michel s'éclipse comme il est venu et lui se dit qu'après un si long moment, les deux tourtereaux doivent avoir déjà bien évolués dans leur relation sexuelle bruyante.
Il longe le couloir, essaie de faire le moins de bruit possible et la lumière qui est automatique dans les lieux communs s'arrête brutalement.
Mais Michel s'en moque, le noir ne l'effraie pas, il avance prudemment, droit devant lui.
Les ampoules qui signalent les sorties d'urgence sont bien suffisantes pour se guider et il est maintenant à hauteur de la porte des amoureux.
Alors qu'il fouille dans sa poche, cherchant la clé de la chambre, la porte des amants s'entrouvre et il voit apparaitre une tête de femme.
La couleur des cheveux est juste sombre, impossible à déterminer. Elle le regarde et elle a une sorte de sourire.
Elle apostrophe Michel dans ce couloir vide, sa voix résonne dans cette semi-obscurité.
« Monsieur, Monsieur, vous auriez du feu pour mon mari. Nous avons égaré notre briquet et il voudrait fumer une cigarette. »
Michel lui demande d'attendre un instant, juste le temps qu'il fouille dans sa mallette, dans laquelle il a toujours une pochette d'allumettes.
Dans sa chambre, il trouve ce qu'il cherche et il revient dans le couloir.
La dame a disparu et il frappe doucement à la porte. Une voix calme, mais masculine lui répond de l'intérieur.
« Oui, c'est bon, c'est ouvert, entrez, venez n'ayez pas peur, nous ne mangeons personne. »
Michel pousse cette porte et il débouche dans la chambre. S?ur jumelle de la sienne évidemment. A ceci près que le lit est contre la cloison où le sien se trouve aussi.
Là, étalée sur le lit, la femme dont il a aperçu la tête dans la porte. Son ami est aussi nu qu'elle peut l'être. La lumière qui éclaire la chambre vient du côté du lit et de ce fait, il ne voit d'elle que quelques contours.
Il se dit qu'elle vaut le détour et son érection revient au grand galop.
« Voici des allumettes. Vous pouvez les gardez, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. »
Alors qu'il se retourne pour quitter les lieux, l'homme visiblement éméché le rattrape de sa voix forte.
« Attends, t'en va pas comme ça, bois un coup avec nous. Je te présente ma Nina. Moi, c'est Serge. »
« Enchanté, je suis Michel, votre voisin de la chambre d'à côté. »
L'homme a une sorte de rictus, sourire, grimace, difficile de savoir ce qu'il pense. A trois mètres, son haleine empeste l'alcool.
Il a déjà deux gobelets en plastique en main et il en tire un troisième d'un sac qui se trouve près du lit.
De sa main libre, il prend une bouteille de whisky par le goulot et en verse trois grandes rasades. Une dans chaque récipient.
Michel sent bien qu'il est ivre, mais il ne voudrait pas avoir l'air d'un mufle et il prend le gobelet, trinque avec les deux là.
La femme s'avère être une jolie rousse, avec des cheveux mi-longs qui lui tombent en cascade sur les épaules.
« Tu ne devrais plus boire Serge, je crois que tu en as assez !! Tu es déjà dans un état ! »
« Vous voyez, elle a peur que je la baise mal, mais si j'y arrive plus ma chérie, le client de la chambre d'à côté viendra me prêter main forte. »
En disant cela, il regarde Michel mais celui-ci reste sans aucune réaction face à ce qui semble, ou ressemble à une vraie provocation.
Ils boivent lentement le verre d'un alcool douteux, qui râpe la gorge et alors que Michel et la femme en sont à peine à la première gorgée, ce Serge là en boit encore un autre verre.
Nina tente de dialoguer avec Michel, mais son ami lui coupe la parole sans arrêt et il semble devenir très nerveux. C'est à ce moment là que le voyageur décide de rentrer dans ses appartements.
Il se redresse, puis quitte la chambre pour regagner la sienne. De l'autre coté de la cloison, la discussion parait s'animer et les dialogues sont assez peu conviviaux.
L'homme reproche quelque chose à sa femme, elle pourtant essaie de le calmer. Elle a peur sans doute du tapage dans l'hôtel.
Lui répond des choses horribles, qu'elle est une vraie salope, qu'elle aurait bien voulu se taper son voisin, qu'elle fait exprès d'aguicher les hommes, enfin, une litanie de reproches.
L'alcool n'est pas étranger à ce comportement, et c'est Nina maintenant qui s'énerve contre son ami.
Elle lui déclare qu'il ferait mieux de ne plus picoler, qu'il ne sait plus ce qu'il dit quand il est bourré.
L'autre lui répond que c'est elle qui va être bourrée si elle persiste dans ses assertions, mais bourrée de coups si elle continue.
Puis, Michel l'entend encore qui tente de le faire stopper la boisson, mais en vain. Il se passe au moins une demi-heure avant que soudain, toutes les chambres sans doute ne perçoivent le bruit des ronflements de l'ivrogne qui s'est enfin endormi.
Michel, à côté se dit qu'après les cris de sexe, il ne manquait plus que ça et il sait déjà que sa nuit est finie.
Incroyable, les décibels que l'homme peut émettre dans son sommeil alcoolisé.
Les minutes passent, longues et les bruits se sont faits plus réguliers. L'autre là a enfin plongé dans un vrai sommeil. Il reste encore quelques frottements sur les draps, mais c'est surement la femme qui se retourne sur sa couche. Elle a sans doute aussi beaucoup de peine à trouver le sommeil.
C'est un drôle de grattement à sa porte qui alerte Michel. Enfin quelle nuit !! Que se passe-t-il encore? D'un seul bond, il se remet sur ses pieds, s'entoure d'une serviette et il entrebâille l'huis de la chambre. Derrière celle-là, la femme rousse est là, entièrement nue. Dans sa main, elle tient la pochette d'allumettes.
« Vous pouvez les reprendre, il n'en aura plus besoin, excusez le s'il vous plait il a des soucis et il a un peu trop bu aujourd'hui. D'habitude, c'est un gentil garçon, mais ce soir, il a été abject avec vous. Pardon pour lui, s'il vous plait. »
Dans le couloir, la lumière vient de se mettre en route et la femme se serre contre Michel, pour éviter d'être aperçue par celui ou celle qui rentre sans doute d'une escapade nocturne.
Maintenant, elle se retrouve entièrement dans la chambre et Michel ne sait plus trop sur quel pied danser. Si l?autre se réveille à côté, cela va encore faire un drame !
Les yeux du passager se posent sur ce corps de femme et les cris qu'elle a poussé quelques minutes plus tôt sont ancrés dans l'esprit de Michel. Ce corps sculptural lui donne une autre envie, mais il ne bougera sans doute pas.
Pourtant cette Nina se frotte ouvertement contre lui, elle cherche sous couvert de protection, à se lover contre le torse nu de ce Michel bien musclé et bien réveillé, lui dans la nuit de ce Paris bizarre.
Elle a réussi à se coller contre lui et elle a par inadvertance, fait tomber la serviette dont il s'est couvert les reins.
La main de la femme est tout de suite allée à la nuque et elle tire la tête de son voisin contre la sienne. Le contact de cette peau si douce ne fait que renforcer l'envie latente de Michel. Il ne peut plus rien cacher, aussi nu que la jeune femme.
Jeune, finalement il n'en sait rien peut-être comme lui, entre quarante et cinquante balais, mais elle est bien conservée.
Elle a baissé sa seconde main, attrapant ce mat qui est redressé contre le nombril de Michel, elle sait y faire aussi.
« Qu'est ce que vous faites ? Et si votre ami se réveille ? Vous imaginez qu'il nous cherche partout, qu'il devienne méchant ? »
Rassurez vous avec ce qu'il a ingurgité, il n'est pas prêt d'émerger, et puis nous l'entendrons bouger, là juste à côté. »
Elle est contre Michel, son excitation est palpable, sa queue est toujours plaquée à son nombril.
Lui a toujours aimé le sexe consenti, il sait bien gérer le stress que cette situation engendre. Mais il redoute les réactions incontrôlées des gens ivres. Il ne veut aucune histoire avec cet homme là.
D'autant que celui là n'a rien fait de mal.
« Vous savez, nous sommes des libertins et nous avions rendez-vous avec un couple dans cet hôtel ; mais ces gens là nous ont fait faux bond, posé un lapin. Nous avons loué la chambre pour la nuit et la bouteille de whisky était pour boire avec eux. Je pense que Serge en a trop absorbé à force d'attendre et de ruminer son amertume devant la défection de nos invités. »
La voix de Nina est douce, sa main l'est tout autant et elle tient le flambeau que Michel ne peut renier.
De sa petite menotte, elle fait coulisser la peau sur gland, elle le regarde dans les yeux et elle sourit en déclarant :
« En plus, vous n'allez pas me la jouer petit-bras ! Vous ne pouvez pas passer avec un jeu comme celui-ci ! !»
Ces paroles finissent de désarmer un Michel déjà bien hésitant. Il ne cherche même plus à dissimuler ce trouble qui est dans cette petite patte, entre des doigts qui se font de velours pour agacer le bout chaud de cette queue tendue.
Il se tourne vers cette partenaire tombée, presque du ciel et dans un mouvement de tête du haut vers le bas, il vient juste cueillir les lèvres qui l'attendent. Un baiser qu'il n'aurait pas osé imaginer quelques heures plus tôt, achève de le convaincre de sa bonne fortune.
Les deux langues s'emmêlent, s'enroulent l'une au tour de l'autre, échange de salive, échange de tendresse qui n'en finit plus.
La femme et l'homme sont ce qu'il y a de plus approchant du couple originel. Adam et Ève qui débutent le péché du monde. Ils se collent serrés, l'un à l'autre ; les deux nudités s'épousent, se marient et leur chaleur est communicative.
Lui aussi ne reste pas inactif, ses mains cherchent partout à découvrir le grain de la peau de cette femme qui se jette encore plus ardemment contre son torse, contre ses cuisses. Elle voudrait presque se fondre en ce corps de mâle qui lui donne envie. Elle est chaude à souhait et lui, marque comme les chats, son territoire en griffant de ses ongles courts, le dos de cette jolie écuyère qui ne demande que cela.
Les lèvres se dessoudent quelques secondes mais c'est pour mieux repartir à l'assaut de la bouche de l'autre, pour mieux se laisser fouiller de nouveau. Elles ne se lassent plus de goûter ce fruit défendu, ce bonheur si innocemment livré.
De l'autre côté du mur, les ronflements si sonores sont, pour Michel, un gage de sécurité.
Ils se tâtent, se palpent, se découvrent lentement et leur nudité n'est plus qu'un clin d'?il à ces amours qui les étreint.
Elle laisse dériver ses doigts sur des plages inexplorées, il sent sa peau comme s'il n'en connaissait pas d'autre.
Les doigts qui se glissent dans chaque repli de la dame n'ont de cesse de trouver tous les chemins qui mènent au bonheur, à la volupté de l'esprit. Les mains de Michel qui effleurent toutes les failles de ce merveilleux corps, font un ballet étrange sur la peau un peu bronzée de la jolie rousse.
Il sent ce musc particulier, cette odeur de femme mure qui se prête à ses jeux amoureux, elle perçoit ses frissons et elle en joue.
Lui aime cette humidité qui suinte de son abricot rouge, de cette fente qu'il explore avec grand soin.
Nina a tripoté tout ce qui est possible à ses doigts de câliner, elle revient partout, comme si un premier passage ne suffisait plus, comme pour savourer cette infernale montée du plaisir.
Michel prend son temps pour ouvrir les cuisses, pour découvrir dans cette toison de feu la grotte savoureuse. Il y met tout son c?ur, il se plie aux caprices des mouvements de cette belle femme.
Elle laisse son ventre flotter autant qu'il le peut, elle sait déjà que cet homme est un amant hors pair, qu'il saura trouver les points qui vont la faire frémir.
Lui, il joue de sa douceur, il aime qu'elle se frotte ainsi contre lui, dès qu'elle le peut. Il est certain que cette Nina est une seconde Claude, qu'elle sait aussi être patiente à donner les caresses, être patiente à les recevoir également.
Maintenant de la blessure féminine, la liqueur gluante coule ; pour lui prouver qu'elle est heureuse de ces gestes qu'il sait si bien lui prodiguer.
Elle a des spasmes qui la secouent gentiment, elle vit cette attente sans se départir d'un calme étrange. Michel sait où chercher les endroits qui vont la faire réagir, mais il veut que son bien-être soit le plus absolu. Il ne montre aucun signe d'impatience et ses attouchements sont graduels, mesurés, emportant lentement mais sûrement, la dame vers un plaisir qui ne peut plus se taire.
Ils se serrent maintenant les deux dans les bras de l'autre. Les peaux se lovent, se caressent, se reconnaissent. Elles s'apprécient, s'apprivoisent et les mains font le reste. Les deux amants débutent une étrange symphonie, où le plaisir est subtil, justement dosé pour recueillir celui de l'autre sans entamer le sien.
La seule préoccupation de Michel est d'entendre la musique qui monte crescendo de la gorge de cette Nina qui se laisse aimer sans aucune gène.
Elle prend ce qu'il lui donne, appréciant chacune des glissades des doigts agiles qui courent partout. Ces mains qui vont et viennent cherchant dans chacun de ses grains de son épiderme de femme, l'essence même du plaisir.
Lui ne se pose pas non plus de question. Il se contente d'offrir à cette femme ouverte, le temps qu'il faut pour qu'elle garde un souvenir doux, un souvenir qu'elle ne voudra peut-être plus oublier.
Et les caresses sont d'une tendresse que seul un homme courtois sait offrir. Il navigue désormais dans cette frange d'endroit où peu de personnes vont et viennent. Il atteint les limites permises à quelques amants seulement, surement.
Celui qui de l'autre côté du mur ronfle encore plus fort a beaucoup de chance et pourtant, son ivresse d'un instant donne une merveilleuse perspective au voyageur bloqué cette nuit.
La chambre s'emplit de cette odeur si particulière dégagée par les couples qui font l'amour ; elle ajoute encore à l'irréelle de la situation et pourtant, Michel a sous les yeux, sous ses doigts une femme qui n'a rien d'un fantôme.
La langue de l'homme ne quitte plus la bouche de cette Nina qui la retient au même temps que son souffle.
Son bassin ondule sous la douceur lascive des passages des mains qui ne cherchent que son bonheur.
Il est un bon amant, de cela, elle en est certaine maintenant.
Les tétons de ses seins, juste frôlés, se sont immédiatement durcis. Ils pointent vers le plafond alors qu'elle se tord sans douleur, qu'elle pousse son corps vers ces pattes qui l'enivrent.
Elle laisse échapper cette bouche qui mange la sienne ; elle ne maitrise plus vraiment cette situation qui l'échauffe de plus en plus.
Les petits râles qui quittent sa gorge sont juste étouffés par l'oreiller dans lequel elle plonge sa figure.
Elle apprécie dans cette totale impudeur, les violations bienveillantes de son intimité, que ce Michel se permet, avec son accord tacite.
Il lui a légèrement desserré les cuisses et ses doigts ont atteint ce sillon au fin duvet d'un rouge attrayant.
La couleur du feu de ses poils, cette odeur particulière qui flotte partout autour d'eux, elle sent toutes ces choses et elle est encore plus enflammée.
C'est elle qui écarte d'emblée la fourche où couve maintenant le feu sacré, l'envie indécente de caresses plus approfondies.
Elle sait aussi qu'il a compris qu'elle était à lui, qu'elle lui appartient, au moins pour cette nuit qui passe presque trop rapidement tant ce qu'il lui donne est plaisant.
Il est maitre de ses propres sens, mais il retient ses pulsions qui pourraient se déchainer, rompre le charme. Il est bien dans sa tête, elle est bien sous ses caresses.
Profitant de l'espace ainsi découvert, l'homme longe le sillon encore clos de cette fente attirante. Un index souple mais acharné semble vouloir esquisser un mouvement de friction sur le point le plus élevé de la chatte humide.
Sous cette pression à peine ressentie, voila que s'entrebâille le coquillage, apportant avec cette ouverture, son lot de soupirs de part et d'autre.
Sur sa cuisse, là où Michel pose sont ventre, Nina découvre cette érection qu'il arbore. Elle ne se contrôle plus tout à fait, mais elle reste consciente que cette chose qui vibre, qui durci contre elle, est d'une taille imposante.
La gorge en arrière, elle se tend, s'arc-boute sous les effets de la caresse que l'index a entrepris. Son clitoris apprécie les vibrations que lui inflige le doigt.
Elle manque d'air, cherche son second souffle, mais rien n'arrête plus la danse des phalanges qui continuent de la mettre dans un état pas possible.
Alors d'une main, elle se crispe en empoignant le drap, mais de l'autre, elle n'arrive pas à faire le tour de l'engin qu'elle tient.
Elle sert pourtant cette tige brulante qui semble complaisante et se laisse faire. Elle râle de plus belle, les soupirs grandissent et les gémissements les remplacent.
Elle mord le drap, pour ne pas hurler, pour ne pas réveiller les autres chambres.
Comment résister à cette douceur, à cette calme caresse ciblée sur son plaisir à elle ? Finalement, elle a enfin trouvé l'amant dont toutes les femmes rêvent. Patient et doux, tendre mais ferme, il a du savoir faire, du savoir vivre aussi.
Son ventre lui en est reconnaissant et la rosée intime qui s'en échappe salue les heureuses initiatives de ce Michel conquérant.
Bien sur, elle a toujours aimé faire l'amour, et avec son compagnon elle crie aussi. Mais depuis quelques temps, il s'occupe plus de son propre plaisir que de celui de sa partenaire.
La manière d'agir de celui-là est toute différente. Il respecte la femme dans ce qu'elle a de plus profond. Il est un de ces hommes qui donnent avant de chercher à recevoir. Le résultat est des plus éloquents. Elle se tortille comme un ver sous les attouchements très efficaces de son amant d'une nuit.
Elle ne veut pas penser à demain, juste ce soir, prendre pour l'éternité ce que la vie lui offre. Et c'est si bon qu'elle n'en peut plus de se retenir. Sa jouissance est aux portes des ses lèvres, et il n'a pas encore tenté de s'introduire dans sa chatte. Il n'a fait pour le moment que survoler son clitoris.
Quand il laisse enfin son doigt filer vers le passage de sa grotte gorgée de son jus, elle avance le ventre pour lui en facilité l'entrée. Mais il n'en a nulle besoin, c'est simplement un réflexe de sa part. Presque une certaine peur qu'il ne le fasse pas ? Et elle veut qu'il entre, qu'il aille au plus profond de son sexe. Elle se veut remplie par ce qu'il voudra ; mais elle en a envie.
Quel soulagement depuis qu'il est dans sa chatte qui le réclame.
Sous ses doigts, Michel a senti cette impatience grandissante de la femme qui veut du plaisir.
Elle est belle dans cette nudité intégrale du corps et de l'âme. Il est certain que c'est une amante hors pair. Elle attend bien sur tellement de lui. Saura-t-il la combler ? Aura-t-il assez de ressource pour tenir également sans trop se précipiter ?
Dans sa tête, il essaie de faire le vide, de ne pas trop être cérébral, mais c'est si compliqué de s'oublier, de ne pas vouloir son propre plaisir de suite. Il ne cherche pas à ce qu'elle le touche, il veut avoir toutes les sensations de son plaisir à elle. Il adore déjà ce sosie de Claude qui prend vie dans ses bras. Il vole les caresses, et il occupe l'espace d'une nuit, leurs envies mélangées.
Son doigt, va et vient, et il appelle ses frères pour une intrusion espérée par la Dame. Ils sont désormais quatre à franchir la barrière de cette conque qui pleure son bonheur. Les bruits d'amour ont rejoint ces odeurs flottantes qui exacerbent les sens en éveil.
Michel, Nina, même soupirs, même gémissements, le plaisir est bruyant parfois.
Les plaintes d'amour couvrent les ronflements sonores de l'ivrogne cocu.
Michel s'est juste déplacé un petit peu. Son corps longe toujours celui de la femme. Mais il peut mettre sa bouche sur le bouton rose qui est tellement enflé.
Et elle se berce, sa tête va de gauche à droite, soupirante et affolée.
L'alliance joyeuse de la main et de la langue donnent un vent de folie à la rousse. Elle est ballottée par ces sensations énormes qui lui parcourent le ventre. Elle n'est plus qu'un immense frisson, des pieds à la racine des cheveux.
Mais, comme elle aime le tremblement spontané de son corps tout entier. Elle saisi bien le sens de ce déferlement de secousses que son ventre laisse partir.
Elle subit avec force les assauts conjugués de la langue sur le pic rose que l'homme suce sans interruption, alors que ses doigts la bourrent de si belle façon.
Puis, prise d'une frénésie sans nom, elle porte cette tige, cette épée qui flirte avec son visage, à ses lèvres.
La bouche s'ouvre dans un élan d'envie, Nina happe ce pieu tendu, pour lui prodiguer une fellation appliquée.
C'est au tour de Michel de ressentir ces agréables chatouillis qui remontent de son gland vers tout son corps.
Lui aussi se trémousse au rythme doux de la caresse buccale que cette compagne d'un soir lui offre. Mais il n'en oublie pas pour autant d'honorer cette chatte qui montre son impatience. Très lentement, il lèche cette fente qui ruisselle. La saveur exquise, l'odeur de ce coquelicot lui procure une montée de désir, et il remue son bassin, comme pour s'enfoncer davantage dans cette gorge accueillante.
Ils sont sur le côté, tête-bêche et libre de leurs mouvements,ils peuvent tout à loisir toucher, sucer, lécher, ces endroits si intimes qui s'ouvrent pour un plaisir passager.
Elle en profite pour remonter ses mains sur les boules velues qui lui remplissent les paumes, lui s'offre le luxe de fouiller cette chatte si belle qui est en ébullition.
Leurs attouchements buccaux durent de longs moments, maintenant sous pression, les deux êtres qui se livrent totalement à la recherche du plaisir de l'autre.
Attentif et soucieux de bien faire, Michel guette toutes les réactions de Nina. Elle de son côté est réceptive à ces petits signes qui lui démontrent que ce qu'elle fait lui plait.
C'est elle qui craque la première en lui demandant :
« Prends moi, je t'en supplie, prends moi. Mais tout doucement, je veux te sentir vibrer d'abord à la porte de mon ventre puis doucement à l'intérieur. Oh !! S'il te plait fais-moi jouir, comme j'en ai envie depuis si longtemps. Ne recule pas, vas-y fais moi grimper aux rideaux.
J'ai besoin de me sentir désirable et désirée, j'ai besoin que l'on s'occupe de moi comme tu le fais si bien. Je voudrais que çà dure toujours, éternellement. J'envie ta femme si tu en as une, elle doit avoir une vie heureuse, avec un homme comme toi !!! »
C'est elle qui maintenant dirige les opérations, militaire en campagne qui sait ce qu'il veut.
Elle a poussé Michel sur le côté, et il est sur le dos.
Dans sa main, elle tient la chandelle qui semble ne jamais vouloir s'éteindre. Puis souplement, elle se met à califourchon sur lui. Il a ses seins qui se trémoussent à quelques centimètres de son visage, alors qu'elle frotte le gland toujours gonflé sur cette fente dont les lèvres s'écartent sous son passage.
Elle l'introduit de quelques millimètres dans cette grotte mais elle ne veut pas qu'il aille plus avant.
Michel la laisse faire, puisqu'elle s'assure de son propre plaisir, elle sait ce qu'elle veut, et c'est bien entendu le meilleur moyen de la voir le prendre.
Elle est belle avec son visage qui reflète l'envie, ses joues rosies, son air qui affiche un étrange et énigmatique sourire.
Il voit ses seins qui montent et descendent, fruits mûrs qui attire le regard. Les pointes brunes, sombres, qui semblent en érection sont là, à danser devant ses yeux.
Elle est toute tendue vers cette recherche frénétique de son plaisir et elle se fiche complètement de qui lui procure en cet instant. Sa main promène la verge raide juste à la porte de son vagin, elle ne cherche pas à l'enfoncer d'avantage.
Lui est béat devant tant de douceur, il retient son érection pour qu'elle puisse tirer le maximum de cette fiche de chair qu'elle dirige comme une baguette de Maestro.
Il souffle doucement, soupirs divins d'un plaisir inavouable et il se moque éperdument du ronfleur, qui cuve son vin, alors que lui est plus affairé par sa compagne.
Elle a des longs gémissements qui en disent tellement longs sur cette espérance, sur ces attentes. Elle fait glisser en la tenant par la base, la bite qui court sous sa main le long de cette plaie ouverte et humide.
Puis sans crier gare, elle finit par laisser la verge enfin découvrir l'intérieur de l'écrin de velours.
Deux tressaillements se font écho alors que l'un et l'autre aspire l'air, suffoqués par la douceur du contact.
Nina ne respire presque plus, souffle coupé par l'intromission qu'elle vient de provoquer ;
Maintenant, amazone en furie elle tortille son derrière, pour se gaver de ce sucre d'orge qui lui réchauffe les entrailles.
Michel reste comme de marbre malgré toutes les sensations qu'il peut ressentir. Son esprit est juste dirigé sur chaque parcelle de ce gouffre qui avale sa queue. Il n'a que cette image dans la tête et comme sa bite est fière d'être enfin dans, le saint des saints. Le sanctuaire de Nina, investi par le dieu Priape, se laisse aller à des réactions plutôt fabuleuses.
Elle fait monter son corps tout entier à l'assaut de l'éperon qui la lamine de l'intérieur. Bien sur qu'elle aime cette douceur de velours qui écarte les chairs, qui écartèle son abricot avec fougue.
Lui est là étendu, ne bronchant pas, la laissant enfin se repaitre de sexe et d'envie. Tout est mélangé dans sa tête, tout est bon pour la femme qui enfin se défoule totalement.
Les gémissements de Nina se mêlent, se confondent avec les légers soupirs de l'homme qui laisse sa cavalière aller à son rythme.
Ils sont deux, séparément, qui ne forment désormais plus qu'un seul être. Un être fait de deux désirs, de deux envies, et l'osmose est totale.
Michel, les yeux mi-clos la regarde, majestueuse, dans sa position de chef suprême de l'amour. Elle navigue depuis quelques secondes dans un autre monde, un monde où il veut absolument la rejoindre.
Dans tous ces gestes qu'elle fait, elle assume sa condition de femme libre. Belle comme un soleil d'été dans la nuit d'un hôtel parisien, mâle et femelle sont unis dans un même cheminement vers un plaisir commun.
Lui ne veut pas fermer totalement la porte à son âme qui vagabonde, il veut garder une petite porte ouvert pour SA Claude.
C'est presque elle à qui il fait l'amour en cet instant. Elle, qui du bout des doigts doit guider les mouvements de Nina.
Finalement, il ne l'a trompe pas puisque là encore, c'est à elle qu'il pense alors que la jouissance les surprend.
Le synchronisme est quasi-parfait. Quand l'orgasme les secoue les deux, elle et lui se cramponnent l'un à l'autre, tentant ainsi de prolonger cette petite mort qui les frappe.
Ils restent l'un dans l'autre, jusqu'à ce que la mollesse de la bite de Michel la fasse quitter le nid qu'elle occupe depuis le début des ébats.
Nina se mord les lèvres en sentant partir l'oiseau.
Elle voudrait que cette petite chose fripée revienne, avec une allure fringante, pour recommencer à jouir d'elle.
Penchée, puis couchée de tout son long sur le corps de l'homme, elle lui murmure dans le creux de l'oreille :
« Merci pour ce moment délicieux, tu es un amant extraordinaire? »
Michel lui répond :
« Il ne peut y avoir d'amant, médiocre ou exceptionnel sans une maitresse digne de ce nom. Tu es une artiste dans ton genre? »
Enfin, elle se laisse glisser sur le côté, mais sa main à elle ne veut pas lâcher la verge flasque qui vient de l'emmener dans un autre monde.
« Prends mon adresse avant de partir, et viens nous voir. Claude, ma femme sera heureuse de te voir et de te connaitre. Ne crains rien, nous sommes suffisamment complices et libertins pour que demain, à mon retour, elle sache tout et je sais déjà qu'elle appréciera de te connaitre, par mon récit interposé.
Viens nous rendre visite quand tu le voudras, avec lui, ou seule peu importe. Nous saurons te garder le temps que tu le désireras? »
La porte de la chambre de Michel s'est refermée sans bruit. Une autre, quelques pas plus loin s'est ouverte, et Nina s'est glissée dans le lit.
Les ronflements se sont calmés, tous enfin dorment.
Puis l'heure du train est venue, celui qui ramène Michel vers Nancy, vers les Vosges aussi et vers Claude sûrement. Enfin, il lui racontera et les sensations se renouvelleront encore et encore sans doute.
Il a dans sa tête cette parenthèse exquise d'une nuit parisienne.
Il se demande si, un jour, il remontera cette belle pouliche?
Un jour !!! Peut-être !!! Qui sait ?