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Elodie, une femme naturiste. Chapitre 23 : La Plage

Proposée le 26/01/2012 par CAVAL
Résumé : Elodie et Hervé, fervents adeptes du naturisme, forment un couple très amoureux. Ils viennent d'avoir un petit garçon.
Bien que n'étant pas contre un peu de libertinage dans leur vie de couple, ils restent très fidèles l'un à l'autre. Rappelons qu'Elodie est foncièrement hétérosexuelle, mais elle n'est pas contre de doux moments passés avec une personne de son sexe, ce à quoi Hervé ne trouve rien à redire.




CHAPITRE XXIII

La plage





Je me liais d'amitié avec une relation de travail, Sabine. Elle était secrétaire de direction dans une entreprise pour laquelle je réalisais un certain nombre de travaux. Je savais qu'elle était célibataire, bien qu'étant très belle.
Comment, me demandais-je, une femme comme elle peut-être seule ?
Certes, elle était toujours habillée de façon très stricte, jamais de décolletés, jamais de jupe remontant au-dessus du genou, les bras toujours couverts. Mais de là à faire fuir les mecs, je ne comprenais pas bien.

A cette époque, je venais d'arrêter de donner le sein à Quentin, non sans un petit pincement au c?ur. Comme si ne plus allaiter mon enfant faisait disparaitre chez moi une partie de ma féminité.
Sabine me téléphona la vieille d'un jour où j'avais rendez-vous avec son patron l'après-midi et avec elle-même une bonne partie de la matinée.
- J'ai l'habitude d'aller à la piscine le jeudi. Si tu veux te joindre à moi?
- Très bien, dis-je, je viendrais avec toi pour piquer une tête.
Tout de suite après ce coup de fil, je me précipitai dans ma chambre pour tenter de mettre la main sur un hypothétique maillot de bain qui depuis longtemps avait été relayé dans les oubliettes. Je ne le trouvais pas et me mis en quête d'aller en acheter un dans un magasin de sport.
Je me trouvais véritablement gourde avec cette pièce de tissu dans laquelle je ne me sentais vraiment pas à l'aise. Autant je me sentais bien, libre lorsque j'étais nue, autant avec un maillot, j'avais du mal à trouver mes marques.
Être à poil sur la plage c'est extra, aller de la mer à la serviette, faire du sport sans se soucier du regard des autres, même si certaines positions provoquent des expositions équivoques? Tout cela ne me gêne pas.
Mais là, avoir ce corps découpé dans cette pièce de tissu qui comprime les seins, le ventre, les élastiques qui frottent l'aine. Quel déplaisir. Autre désagrément, ces maillots à caractère sportif, n'en demeure pas moins toujours sexy avec des hanches dénudées, les fesses découvertes. De plus, pour moi qui garde précieusement mes poils pubiens (ils avaient bien repoussé depuis mon accouchement), il faut prendre garde à ce qu'aucune touffe ne dépasse hors du maillot. Au moins à poil, il n'y a pas ce genre de problème. Or, étant habillée ainsi, renaissait en moi le sentiment de pudeur, d'autant plus qu'en entrant dans la piscine, je vis que bon nombre d'homme me regardaient, histoire de juger la marchandise.
J'aurais préféré une session naturiste de cette piscine, mais il ne fallait pas que je m'attende à ce genre de choix avec cette fille assez coincée.

Dans la piscine, nous avons fait plusieurs longueurs. Elle était bien meilleure nageuse que moi et pour elle il s'agissait plus d'une séance de sport que de détente.
Après le bain, une douche à la con, car il n'était pas question de quitter son maillot là non plus. Le temps pressait, nous avions encore certaines choses à régler avant que je rencontre son patron. Comme il ne restait qu'une cabine de libre, nous y sommes entrées toutes les deux pour nous changer.
Nous avons commencé à nous déshabiller. Moi partie sur ma lancé, je me mis à poil, me séchais vigoureusement avec ma serviette, puis entrepris de ranger mes affaires de bain avant de me rhabiller. Sabine n'était pas dans le même état d'esprit. Pour ôter son maillot, elle me tourna le dos et je sentis bien qui si elle avait pu remettre ses habits secs sans se déshabiller, elle l'aurait fait volontiers.
Lorsqu'elle se retourna vêtue de ses sous-vêtements (plus proche du genre Petits Bateaux que de mes dessous Aubade), j'étais encore nue. C'est là qu'elle s'aperçut que je n'avais aucune marque de bronzage. Elle s'en étonna, alors je lui ai répondu naturellement :
- Je vais sur les plages naturistes.
- C'est pour être parfaitement bien bronzée ?
- Non, pas seulement. Je passe tous les étés dans un centre naturiste et je vis nue oubliant toute contrainte. Même chez moi, je reste souvent nue, sans vêtement aussi bien pour les tâches ménagères que pour travailler? l'avantage de travailler à domicile.
Sabine était éberluée devant ma révélation, me regardant comme si j'étais un OVNI.
- Tu sais, c'est vraiment agréable de vivre nue. Sans qu'il soit question ni de sexualité, ni d'érotisme : juste pour son propre plaisir.
- Moi, répondit-elle, je n'aime pas, ce n'est pas dans mes idées.
- Tu aimes te baigner, nager ? Et bien, nager nue, c'est 1000 fois, voire 10 000 fois mieux ! C'est beaucoup plus agréable ! Franchement tu devrais essayer?
Je crois que par ces quelques paroles j'ai aiguisé sa curiosité. Comme si un pan complet de sa culture, de sa façon de penser s'effondrait soudain. Mais de là à franchir les ruines de cette construction bâtît de longue date, ce colosse au pied d'argile qu'on croyait indestructible, il y avait encore du chemin à faire.
Ce jour-là, nous en sommes restés à ce stade.

Un peu plus tard j'invitai Sabine chez moi. Elle eut une hésitation :
- Mais chez toi, tu fais du nudisme tu m'as dit.
- Tu ne seras pas obligée de te déshabiller.
- Et ton mari.
- Je lui demanderais de mettre un bermuda si cela te gêne de le voir nu. Nous n'avons aucune envie de te choquer. Tu peux venir sans crainte.

Durant cette petite journée, je me mis tout de même nue. Je ne voyais pas ce qui pouvait gêner Sabine de voir une fille à poil. D'ailleurs elle m'avait déjà vue dans le plus simple appareil dans la cabine de bain de la piscine. Au bout d'un moment, sans aucune sollicitation, elle osa enlever le haut de son maillot, tout en me disant en rougissant :
- C'est la première fois que je me mets seins nus.
Elle avait de très beaux petits nichons qu'elle avait bien tord de cacher à mon avis.
Et puis elle dit à Hervé :
- Je ne voudrais pas vous ennuyer. Si toi aussi, comme ta femme tu veux être nu? Je ne regarderai pas.
- Merci, dit Hervé en enlevant le bermuda qu'il postait, mais même si tu regardes, il n'y a pas de mal à cela. Ne t'inquiète pas. Si je croise un de tes regards, je ne me jetterai pas sur toi.
Force est de constater qu'Hervé fit tout, non pour se cacher, mais pour être le plus discret possible en évitant d'étaler sa virilité aux yeux de notre invité. Il restait décent pour ne pas l'effaroucher, ni la choquer.

Deux mois après le venue de Sabine chez nous, je reçus ce courrier :

« Ma chère Elodie,
Depuis le séjour que j'ai passé chez vous, j'ai envie d'essayer de pratiquer le naturisme. Autour de votre piscine je n'ai pas osé enlever ma culotte, c'est peut-être la présence de ton mari qui m'a empêché de le faire.
J'ai tenté une petite expérience, mais qui n'a pas été concluante. Au début de l'été je suis partie avec des amis en vacances. Nous sommes allés dans les Pyrénées. C'était une randonnée pédestre et nous dormions le soir en refuge ou en gîte. Une journée où il faisait très chaud, j'ai été étonnée (choquée serait trop fort) par mes amis, ils se sont mis tous à poil, les filles et les mecs, pour aller se baigner dans un lac. C'est vrai que le lac donnait envie de se baigner, mais sans maillot, je ne pouvais le concevoir. Tu sais que dans ma famille, les gens qui vivent nus sont considérés comme des excentriques, voire pire. A par vous, je n'avais jamais vu des gens tout nus, comme ça dans la nature. Ils m'ont demandé de les rejoindre, heureusement qu'ils n'ont pas insisté, car je ne voulais pas.
Quand on est arrivé à Bayonne, on devait encore y passer deux ou trois jours pour se relaxer après la traversée du pays Basque. L'un de mes amis nous a dit qu'il connaissait une petite plage bien tranquille, déserte. C'était le cas à 10 heures du matin. Eux ont fait comme en montagne, à poil, je n'en étais plus au stade de m'étonner même si c'était toujours étrange pour moi. Ils m'ont même décidée à le faire. Ça n'a pas été facile, mais je dois avouer que finalement, c'était bien. De toute façon, on était entre amis.
Mais une heure après, est arrivée une famille, avec des enfants, une gamine de 12 ou 13 ans et un garçon plus jeune. J'ai tout de suite regagné ma serviette et j'ai couvert ma nudité. Il m'en avait déjà coûté de me mettre nue devant mes amis, alors devant des inconnus, je ne pouvais le concevoir. Mes amis eux sont restés à se baigner, les filles ayant les seins à l'air et leur foufoune se dévoilant au gré des vagues, les mecs, le sexe (parfois dressé) apparaissant ou disparaissant dans les flots : ils ne se souciaient pas de leur nudité. J'étais très gênée de la situation considérant que ce spectacle était inconvenant pour des enfants. La famille a planté son parasol, étalé ses serviettes, puis j'ai vu qu'ils se mettaient nus eux aussi. Ça, c'était vraiment extraordinaire, totalement incompréhensible pour moi la novice en la matière : Je trouvais inconcevable qu'un père et une mère puissent se mettre nus devant leurs enfants !
En discutant avec une copine, j'ai compris qu'il n'y avait rien de sexuel dans le naturisme, c'était juste pour se sentir bien, ressentir un plaisir non sexuel, la liberté...
Mais je n'ai pas osé me remettre nue ce jour-là.
Cependant, avant la fin de l'été, je voudrais faire une nouvelle tentative, sans avoir le courage de le faire seule.
C'est pourquoi je voudrais te demander, Elodie, de m'initier au naturisme.
J'espère que tu répondras à mon attente
Je t'embrasse
Sabine. »

Je palais à Hervé de la lettre que je venais de recevoir et il me dit tout de suite :
- C'est bien le moins que nous puissions faire.
- Comment cela.
- Nous sommes naturistes, et en tant que tel nous devons développer le plus que nous pouvons notre mouvement. Si l'essor du naturisme ne vient pas de nous, il ne viendra pas de nos détracteurs. Tu as une amie qui veut devenir naturiste, mais qui n'ose pas, tu as donc toutes les cartes en mains pour la guider et lui faire aimer la pratique de la nudité en commun.
Il avait parfaitement raison.
- Il est préférable que tu partes avec elle, sans moi. Je pense que ce sera mieux que vous soyez entre filles, sans mec.
Je me rangeais à l'avis d'Hervé. Je me disais aussi que si je voulais faire disparaitre toute connotation sexuelle dans le naturisme, il était préférable qu'il n'y ait pas d'homme avec nous. Que ni l'une ni l'autre ne puisse se contenter sexuellement avec un mâle.
Je proposais donc à Sabine un week-end de trois jours dans un camping naturiste, vers le 15 septembre. Autant qu'elle rentre directement dans le grand bain me disais-je. Elle fut ravie de ma proposition, me confiant qu'elle me faisait totalement confiance et était prête à me suivre en tout.

Quand nous sommes arrivées dans le centre, nous avons vu des hommes et des femmes, mais ils n'étaient pas nus, la soirée étant un peu fraiche. Le lendemain matin, il en était autrement, beaucoup des personnes présentes étaient nues. Je sentais Sabine mal à l'aise.
- Si tu veux, on peut aller à la plage habillées, la nudité dans l'ensemble du camping n'est pas obligatoire.
- Oui, allons sur la plage.
Arrivées sur la plage, j'ai posé ma serviette et je me suis mise tout de suite nue en disant :
- Aller, vas-y, c'est le moment, tu n'as qu'à faire comme moi. Plus tu vas attendre, plus ça va être difficile.
Mais elle n'a pas pu, elle est restée en maillot. Enfin, elle accepta d'enlever le haut, mais topless, c'était déjà beaucoup lui demander. Chez moi, il n'y avait que mon mari comme homme, mais sur cette plage, ils étaient très nombreux. Je la sentais gênée et je me demandais si l'immersion totale dès le début dans une structure naturiste était vraiment une bonne idée.
- Je ne peux pas, me dit-elle, je ne peux pas enlever mon maillot comme ça, devant tous ces gens.
Pourtant, étant en arrière saison, non n'étions pas les uns sur les autres sur cette plage.
J'aillai me baigner pensant que mon amie franchirait peut-être ce cap de la nudité avec les biens faits de l'eau. Elle vint se baigner avec moi, mais en gardant sa culotte. Une nouvelle fois j'essayai de la motiver. Elle a fini par enlever le bas, sous l'eau et nager un peu.
- Alors, lui demandais-je, ce n'est pas agréable ?
- Si, si, c'est vrai.
Cependant, avant de ressortir de l'eau, elle remit son bas de maillot.
Une fois revenues à nos serviettes je lui dis :
- Tu sais, pour sécher, c'est bien mieux de ne pas avoir de maillot, on sèche plus facilement à poil, je t'assure. Est-ce que tu as une chatte rasée ?
- Non, je, heu?
- Alors, si tu enlèves le bas personne ne verra rien de plus qu'une touffe de poil? on pourrait presque croire que tu porte un maillot de bain. D'ailleurs personne ne te regarde, personne ne t'a fait une réflexion comme quoi tu étais sur une plage naturiste et que tu devais être nue.
Mais rien n'y fit, Sabine ne voulait toujours pas quitter sa culotte.
Je lui proposais d'aller marcher un peu. On a pris un petit sac, laissant nos serviettes et les crèmes solaires à notre place.
- Mais ça ne te gêne pas de déambuler ainsi nue devant tous ces gens ?
- Non, répondis-je, eux aussi sont nus. Tu sais la devise de la France c'est Liberté, Egalité et Fraternité. Or le naturisme illustre parfaitement ces trois mots qui dans la société actuelle ne veulent plus dire grand-chose. La liberté : c'est celle de ne plus porter aucun vêtement, d'être nu sans aucune barrière entre le corps et les éléments naturels. La liberté de ne plus traîner comme un boulet la marque de la société. L'égalité : elle est sociale dans un premier temps, nus, nous sommes sans repères vestimentaires de différenciation sociale. Et puis nus, nous devons nous assumer tel que nous sommes, sans chercher à se conformer à une norme esthétique, c'est montrer aux autres qu'on ne cherche pas à les tromper, c'est éprouver le bonheur de recevoir en retour le respect de tous. Nos différences ne nous séparent pas, elles nous rassemblent dans un souci d'être tous au même niveau. Enfin la fraternité : être nu c'est supposer a priori que l'être humain est bon, sans arrière pensée sexuelle ni violente. Être nu en collectivité, c'est savoir que les autres ont le même état d'esprit. Plus qu'une confiance mutuelle, c'est une complicité.
Nous nous sommes éloignées progressivement des autres baigneurs et j'essayais une nouvelle fois de la persuader. Je savais que d'ici le soir, si je n'avais pas réussi à ce qu'elle soit nue, ce séjour serait un échec et que plus jamais elle ne voudrait retenter l'expérience. Je me sentais investie d'une lourde responsabilité.
- Tu sais, même marcher nue, c'est agréable, là ton maillot mouillé, il doit te coller aux fesses. Regarde, il n'y a plus personne qui peut te voir, tu devrais essayer !
En effet, la plage était déserte à cet endroit et les autres vacanciers étaient trop éloignés pour nous voir? sinon avec des jumelles.
Enfin, Sabine accepta de retirer le bas de son maillot : voilà elle était nue sur la plage. Pourtant, elle n'était pas rassurée, pas à l'aise du tout.
- Je me sens ridicule ainsi, à poil, à l'extérieur. En plus on ne peut pas dire que je sois une belle fille avec des hanches trop grosses?
- Arrête, tu es très belle au contraire. Tu as vu sur la plage, il y a des jeunes, des vieux, des beaux et des moches. Tous sont nus sans aucune gêne.
- Oui, mais ils doivent avoir l'habitude. Pour toi c'est facile, tu es naturiste depuis l'enfance, tandis que moi, la nudité est quelque chose de tabou dans ma famille.
- Ne crois pas que toutes les personnes qui sont là ont commencé le naturisme dès leur enfance. Et toi t'est super mignonne, tu n'as pas à être complexée par ton corps, au contraire, le couvrir serait un pêcher. Aller, fait moi un beau sourire, voilà, ce n'est pas mieux comme ça ?
On a fait demi-tour et on est revenu vers les groupes sur la plage. Sabine est restée nue même si elle était très intimidée. Elle avait envie de remettre son maillot, mais je l'en dissuadais :
- Si tu remets ton maillot maintenant, là tu vas te faire remarquer et tout le monde va te regarder. Si tu avances nue, l'air de rien, personne ne prêtera attention à toi.
Nous sommes donc arrivées à nos serviettes nues l'une comme l'autre sans qu'un regard vienne nous assaillir. Un peu plus tard, deux jeunes personnes (ils devaient avoir 18 ans) vinrent poser leurs serviettes, non loin de nous. Nous entrâmes en discussion avec eux. Il s'agissait du frère et de la s?ur ; ils me rappelèrent mon frère et moi, lorsque nous allions ensemble à la plage. Sabine leur avoua que c'était sa première fois. Elle avait les jambes repliées vers elle, dissimulant aux regards de nos voisins (et surtout du garçon) sa poitrine et son entrejambe.
- Le plus difficile, dit la fille à Sabine, c'est le premier pas. Une fois qu'on a fait le premier pas, tout va très bien. Une heure, deux heures après, tout va très bien. Et puis quand on commence à faire du naturisme on se rend compte que personne ne nous regarde. Oui, une fois qu'on n'a pas fait le premier pas on a toujours peur. Lorsqu'on a un petit complexe, on se dit que tout le monde regarde. Et ici justement on se dit bonjour, on se parle sans se regarder de haut en bas. On est à l'aise, en pleine liberté. Il n'y a vraiment pas de voyeurisme. C'est ça que beaucoup ne connaissent pas, ils croient que dans le naturisme c'est du voyeurisme.
- Cela freine beaucoup de gens, dis-je.
- Pour faire du naturisme, reprit le garçon, il faut avoir un esprit très large, tolèrent avec les autres.
- Mais vous en parlez autour de vous ? demanda Sabine. Ce ne vous gêne pas de dire que vous vous mettez nus sur les plages ?
- C'est un sujet dont on ne parle pas trop avec la famille, avoua la fille, car, à part nos parents, ils ont tous des idées bien claires et on ne peut pas leur faire changer d'avis. Bien sûr on essaie, mais il y en a qui sont tellement bornés qu'ils ne veulent pas écouter. Ici on en parle à l'aise, on s'écoute, on essaie de prendre l'avis de chacun.
- Moi, à tous mes meilleurs amis je leur en parle, par contre à l'école j'évite, car comme le disait ma frangine, ils ont tous des idées déjà faites et erronées. Ils croient toujours que c'est basé sur le sexe. Les mecs ça les excitent et les filles lancent des grands cris. Ça n'a rien à voir, on vit nu c'est tout, on vit nu en société. Il y en a beaucoup qui ne comprennent pas.
- Selon moi, on ne peut pas dire qu'on n'aime pas le naturisme si on n'a pas essayé.
- Oui, en plus ceux qui débutent sont toujours les biens venus. On les met en confiance pour leur expliquer qu'il n'y a pas de problème, que tout le monde est comme cela, il n'y a aucune gêne à avoir. En général ils sont toujours bien accueillis et ils reviennent. Bien sûr, il y a ceux qui ont essayé et qui n'aiment pas. Chacun son opinion.
- Au moins ils ont essayé, dis-je.
- On espère que beaucoup de gens qui n'osent pas, franchiront le pas et aimeront. J'en connais beaucoup qui ont essayé, qui avaient beaucoup d'à-priori et qui adorent.
A la fin de la discussion, Sabine semblait s'être détendue. Elle était allongée tout d'abord sur le ventre, puis sur le côté, face aux deux jeunes gens. Le garçon la regardait comme si rien de spéciale n'avait lieu, comme si elle avait été habillée et sa queue restait parfaitement imperturbable.

De retour à notre caravane, je demandai son sentiment sur cette journée à Sabine elle me dit :
- ? par le bain, je ne peux pas dire que ce soit une journée très engageante pour moi ! C'était agréable, mais la gêne venait troubler ce petit plaisir.
Pourtant, dans notre caravane, Sabine se montra un peu moins pudique qu'à l'habitude. Elle de déshabilla et toute nue déambula pour préparer sa couchette. La soir précédent, elle s'était presque dissimulée pour ôter ses vêtements et s'était couchée en portant une chemise. Pour cette seconde nuit, elle était rentrée nue sous ses draps.
Nous avons éteint la lumière. La caravane était dans une obscurité presque totale et ceci, même après que mes yeux s'y fussent habitués.
J'entendais la faible respiration de Sabine.
J'avais terriblement envie de me masturber, mais je ne voulais pas m'y hasarder, comme lorsque je partageais ma chambre avec mon frère et que je n'osais me toucher avant qu'il ne me le propose. Pourtant, je posais mes mains sur le siens et les caressais. Je sentais leurs pointes s'ériger sous la paume de mes mains.
Lorsque mon sexe me chatouille comme c'était le cas, je demande à mon cher époux qu'il vienne me passer la langue sur le clitoris. C'est un délice qui entraine bien souvent d'autres tumultes. Mais quand il n'est pas là, je me sers de mes doigts pour obtenir le plaisir. Je m'allonge sur mon lit et je commence à mouiller en pensant à des relations sexuelles que je partage avec mon mari, avec un homme séduisant croisé dans la journée, avec une femme? Après la stimulation de mes tétons, je descends ma main et je trouve ma chatte toute humide, je prends un peu de ce liquide pour le mettre sur mon clitoris et je commence à le faire tourner, de plus en plus fort de plus en plus vite, je bave de plaisir et je jouis comme une folle en montant mon bassin de haut en bas. C'est tellement bon ! Encore meilleur je crois lorsque Hervé me regarde faire tandis qu'il le branle devant moi.
J'aimerais faire de même avec Sabine, mais je n'ose pas.

J'en étais à ces réflexions, lorsque Sabine vint se glisser dans ma couchette. Elle se colla contre moi. Je sentis son corps chaud contre le mien. J'ai tout de suite eu envie de Sabine, de son corps que jusqu'à maintenant je n'avais même pas convoité. Je ne sais pas si c'est une étreinte sensuelle qu'elle était venue chercher en venant se coucher sous mes draps, mais je sentis monter en moi le désir de posséder ce beau et jeune corps qui s'offrait à moi. Au plus profond de mon être, mes penchant lesbiens rejaillissaient et la belle jeune fille que je tenais déjà étroitement enlacée contre moi, semblait une proie exquise.
J'embrassais fougueusement Sabine en la pressant contre moi. Mes seins étaient en contact avec les siens, mes jambes s'insinuaient entre les siennes, nos chattes étant déjà l'une contre l'autre. Elle accepta mes baisers et laissa ma langue venir goûter sa salive, puis même répondit à mes assauts sur sa bouche.
Ma tête se pencha vers ses seins pour les lécher, tout d'abord le pourtour, puis en laissant aller ma bouche vers ses aréoles tendues. Je les pris en bouche comme un bébé et les suçais. Je l'invitais à en faire de même avec ma poitrine. Elle vint sucer délicieusement mes seins, comme le faisait Quentin, il n'y avait pas encore si longtemps. La sensation, très différente, était exquise et fort plaisante. Il ne s'agissait pas de puiser en moi le lait maternel, mais faire retrouver à ma poitrine son poids purement érotique.

J'entrepris de lui caresser tout le corps, le parcourant de mes mains comme un long tourbillon. La pénombre étant quasiment complète, la découverte de nos chairs ne pouvaient se faire que par le toucher, ce qui ne faisait qu'accentuer mon plaisir de trouver sur mon chemin la rondeur d'un sein, le galbe d'une fesse, une zone pleine de poils, une cuisse douce comme une peau de nouveau né. Je ne voulais pas prendre possession de son sexe trop rapidement, je faisais durer le plaisir en tournant autour, sans le toucher, comme une asymptote, toujours plus proche, jamais atteint. J'allais dans un sens, puis dans l'autre, à droite, à gauche, au-dessus de son buisson, en-dessous entre ses cuisses. Avec ma langue, je parcourais ses fesses fermes et musclées d'une vraie sportive, le pourtour, le sillon, sous les fesses, toujours sans même effleurer son sexe. Elle était parfaitement offerte et je devinais que son sexe s'ouvrait de lui-même. Je continuais le supplice en la faisant encore languir alors qu'elle ondulait du bassin, qu'elle cherchait désespérément mon contact.
Je continuais à lui pétrir les fesses, ma langue était à la lisière de son sexe, dans l'aine, à la limite des fesses lorsqu'elles rencontrent les lèvres intimes. Je léchais l'entrée de son anus du bout de la langue. Puis, m'approchant encore plus, c'est l'espace entre l'anus et le vagin que je picotais le bout de ma langue. Je sentais la liqueur douce et parfumée qui s'échappait de son sexe. Je la dégustais.
Elle était allongée sur le dos et restait passive, tandis que j'étais agenouillée entre ses jambes. Toujours à tâtons, je m'amusais à recouvrir ses petites lèvres avec ses grandes en effectuant des mouvements circulaires et doux afin d'échauffer toute la zone. Puis je léchais en utilisant toute la surface de ma langue, la zone entière, grandes lèvres, petites lèvres, pourtour du clitoris. Je dardais ensuite ces merveilles, ma langue soulevant de la pointe ses lèvres en entrant à l'intérieur de son sexe, puis en haut de son sexe et de la petite bosse. Je fis tourner ma langue autour et son clitoris jaillit pour rentre en contact avec mes lèvres.
Bientôt nous nous mîmes en 69 nous léchant mutuellement le sexe. Nous nous stimulions le clitoris avec des caresses linguales toujours aussi douces et avec une infinie lenteur. Sur ce membre érectile particulièrement sensible, j'effectuais des mouvements circulaires en le caressant de haut en bas. Sabine m'imitait.
Je fis bander son petit bouton et cela la rendit dingue. Avec mes doigts je maintenais le haut de son sexe ouvert et légèrement relevé pour avoir un accès plus aisé sur la source de son plaisir.
Je caressais l'entrée de son sexe en tournant tout autour. Il était tellement mouillé, que je n'avais pas besoin d'ajouter ma propre salive. Je n'oubliais pas ses fesses, le sillon, l'orée de son anus. Sentant (plus que voyant) ma partenaire particulièrement excitée, j'introduisis un doigt dans son vagin. Elle accepta cette introduction en émettant un grognement. Puis replongeant la bouche sur son sexe, j'employais une de mes mains pour masser les mamelons de ses seins et l'autre pour caresser son périnée, entre l'anus et le vagin. Je tentais une introduction digitale dans son anus avec un doigt bien lubrifié de sa propre mouille, mais Sabine se contracta et je n'insistai pas.
Je pris l'initiative d'augmenter progressivement le rythme. L'orgasme de Sabine résidait dans mon bon vouloir, je ralentissais, puis reprenais un rythme plus soutenu, des attouchements plus chauds, plus profonds. J'étais attentive à ses moindres réactions. Son corps ondulait et elle poussait de longs soupirs d'extase, oubliant presque de me lécher elle-même. A la limite, je stoppais tout, comme l'?il du cyclone, puis je reprenais tout doucement, avec précaution, faisant remonter l'intensité encore un peu plus.
Pour ma partenaire, ce devait être une véritable torture, un supplice diabolique. Mais je savais que la jouissance n'en serait que plus intense, plus dévastatrice, plus salvatrice.
Alors, se fut l'explosion ! Sabine se cabra, enserrant ma tête entre ses jambes. Pour autant je ne cessais de la lécher au niveau du clitoris. Elle gémissait, poussait des petits cris. Le plaisir la submergeait. L'orgasme lui fait perdre toute retenue, elle crie, elle oublie qu'on peut l'entendre. Je gardais la bouche ouverte sur son sexe jusqu'au calme le plus complet.
Après cette étreinte, je m'endormis.
Dans la nuit, que je me réveillai ressentant de douces sensations. Ouvrant les yeux, je vis dans l'obscurité totale Sabine qui était penchée sur mon sexe. Elle s'occupait de l'entrée de mon vagin, en écartant mes lèvres intimes. Elle savait vraiment y faire cette Sabine qui n'était peut-être pas si sainte-nitouche. A n'en pas douter elle avait expérimenté les amours lesbiens.
Elle me prodigua mille caresses, bien qu'investissant peut être un peu trop rapidement mon sexe. Mais le plaisir était au rendez-vous.
Au bout d'un temps que je serais bien incapable de définir, elle m'enfonça deux doigts dans le vagin en me branlant vigoureusement ce qui me fit jouir.

Le lendemain matin, ma compagne était transfigurée. Je la vis revenir des sanitaires dans le plus simple appareil, sans se soucier de sa nudité. De même, pour aller à la plage, elle ne revêtit pas de paréo et se promena à travers le camping à poil sans gêne et sans pudeur. Elle paraissait même y prendre un certain plaisir, suffisamment discret pour qu'il ne soit pas pris pour de l'exhibitionnisme.
Elle s'installa sur la plage sans gêne au milieu d'autres naturistes. Nous avons posé nos affaires sur le sable et sans vêtement, nous allions nous baigner, nous traversions la plage, nous marchions le long de la grève. Nous faisons tout ce qui la veille n'aurait pas été imaginable.
Sabine se trouvait dans ce milieu naturiste parfaitement à l'aise. J'étais absolument incapable de comprendre pourquoi ; je ne pouvais que constater la chose.

Le soir, alors que je ne lui posais aucune question elle me dit :
- J'ai aimé. J'ai aimé faire l'amour avec toi, j'ai aimé cette journée passée nue à la plage. Hier, je craignais le regard des gens, leur attitude vis-à-vis de moi. Mais aujourd'hui c'était tout le contraire : au milieu des autres personnes, je me sentais plus en sécurité que toute seule ou avec mon copain? quand j'en avais un.
Je sentis la brisure. Le copain qu'elle avait eu et dont elle ne pouvait se remettre du départ.
- Avec un homme, poursuivit-elle, c'est totalement différent. Seule une femme est capable de lécher un sexe de femme d'une telle façon, sans que la pénétration soit nécessaire pour arriver à la jouissance.
- Tu n'aimes pas lorsque le sexe d'un homme entre en toi ?
- Pour dire la vérité, non. Au mieux je ne ressens rien, au pire, je ressens de la douleur.
- C'est pour cela que tu préfères les femmes, parce qu'il n'y a pas de pénétration.
- Oui, mais en plus cette jouissance entre femmes, on peut la contrôler, la retarder, la faire monter, puis redescendre pendant des heures, tandis qu'avec un homme, il ne s'agit que de préliminaires avant d'investir nos chaires avec son membre.
- Est-ce que je dois entendre « déchirer nos chaires avec son membre » ?
- Tu m'as parfaitement bien compris. Et toi, es-tu lesbienne ?
- Il m'arrive parfois de me demander, alors que je viens de faire l'amour avec une femme, si je ne suis pas lesbienne finalement, si je ne préfère pas les femmes aux hommes. Mais lorsque je retrouve la belle et vigoureuse queue de mon homme, je sais que je suis et resterais hétérosexuelle? Finalement bisexuelle et cela pour mon plus grand plaisir et ma plus grand satisfaction.




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